Le cinéma présenté au Centrafricains par les acteurs sur scène de la jungle politique centrafricaine met en exergue les prochaines échéances sur arrière plan coloré de comportements acquis dans le système MLPC dont les maîtres à penser sont à la recherche d'arguments de conviction pour le report des élections prévues pour Janvier 2005. Ces derniers ont beaucoup de raisons de vouloir à tout prix reporter ces élections, histoire de bien s'armer pour truquer.
Pour rappel, la rédaction choisit exprès les gesticulations nocturnes de 1999 et présente à titre d'exemple deux anecdotes liées à l'organisation et le déroulement des truquages d'élections. Il s'agit des votes dans les arrondissements de Bangui la capitale Centrafricaine, notamment:
- au premier arrondissement avec les candidats Mr Honoré Nzessouwé du RDC contre Alfred Poloko du MLPC
- au quatrième arrondissement avec les candidats Mme Marie Wafio du MLPC contre Jean-Luc Mandaba du MLPC
Dans les deux cas, les candidats MLPC étaient soutenu directement par un certain Jean-Serges Wafio, aujourd'hui personnage central du débat de la gestion politique en Centrafrique sous le Général Bozize. Notons en passant que les mêmes pratiques étaient à l'ordre du jour à Paoua, Bossangoa, Bozoum et d'autres fiefs du MLPC.
Dans le cas du quatrième arrondissement de la capitale Bangui, la rédaction traite du combat « MLPC contre MLPC » ou la candidate faisant face au Dr Mandaba n'était autre que l'épouse de Jean-Serge Wafio. Les électeurs de Boy-Rabé, en concurrence Gbaya et Ngaka-Mandjia ont été les otages de ce Hold-Up. L'astuce tribaliste a été utilisée à fond pour éliminer le Dr Mandaba qui pouvait s'appuyer sur des réalisations et des projets tel Amis- d'Afrique bien connu pour le secours et l'aide aux malades du SIDA alors que Madame Wafio n'était qu'une inconnue pour l'électorat du 4ème. Des actions conduites de nuits, pensées et appuyées par la logistique MLPC, feront de Mme Wafio la candidate qui aura battu le Dr Mandaba à 80%. Pendant ces actions nocturnes, on distribuait de fausses cartes électorales accompagnées de petits flacons contenant le produit qui permettait d'effacer avec efficacité l'encre du doigt. Ce liquide permettait d'éliminer la marque du doigt afin que la même personne puisse voter plusieurs fois. Pas tous au MLPC étaient au courant mais juste un certain nombre de personnalités parmi lesquelles Patassé, Koyangbonou, Kado, Wafio et d'autres dignitaires du MLPC habitants de Boy-Rabé.
Vu le score obtenu par Mme Wafio contre Mandaba, la direction de campagne du MLPC décida de récompenser ceux qui avaient participé à ce succès. Mais Mme Marie Wafio, rendue faible par les billets de banque, décida de ne donner que 1000 CFA à chacun des quinze heureux éléments qui n'en revenait pas. Cette situation avait failli provoquer une rébellion de palais. Il aurait fallu que les 15 membres de cette action aillent se plaindre chez Mr Toyéma un autre maître des manipulations et DG de la Douane de l'époque et membre de la direction de campagne. L'intervention de ce dernier permit d'augmenter la récompense.
Dans le cas « RDC contre MLPC » au 1er arrondissement, le candidat du RDC connu pour son argumentaire, son charisme et sa capacité intellectuelle (de la promotion des glorieuses périodes de l'ENA) a été éliminé sous utilisation d'une autre tactique. Le candidat concurrent était un inconnu au 1er arrondissement mais pouvait s'appuyer sur la machine à fraude du MLPC connu sous l'acronyme CRAD. Notons que le CRAD était la machine à penser la fraude du MLPC mis en place par Wafio. Au 1er arrondissement, l'astuce était plus minutieuse, astucieuse et réfléchie autrement. Il fallait faire voter tous les soldats sous contrôle au Génie Militaire. Ainsi les cartes d'électeurs sont confectionnées pour le vote ou tous les hommes de tenue avaient été instruits par la hiérarchie de voter au premier arrondissement sous peine de sanction pour ceux qui ne voterons pas. Deux jours avant les élections, des militaires choisis avaient été conviés à la résidence de Wafio ou devait venir se présenter le candidat Poloko. L'instruction donnée par la hiérarchie militaire sous le Dr Pascal Kado avait permis de mobiliser approximativement 300 soldats ce jour là. L'histoire veut que l'hôte qui est un orateur maladroit et sans charisme, aurait proposer du GBAKO (boisson distillée traditionnellement) comme rafraîchissement au lieu d'une boisson moderne telle que la bière. La réaction des soldat fût tellement violente au point de provoquer un dérapage au du Rendez-Vous, n'eut été l'arrivée au bon moment du candidat Poloko qui aurait expliqué aux hommes de tenue que c'est lui qui invitait et que son choix pour la résidence de Wafio s'expliquait par le respect du droit de naisse. Dans cette qualité, Poloko offrit la bière à gogo, ce qui permit de calmer les esprits. On proposa à ces derniers d'aller voter le candidat du Président contre une certaine somme qui serait remise sur présentation du bulletin de Nzessouwé ramené chez Wafio après le vote. Les militaires auraient, sur les lieux du vote, usé de leur gâchette pour voter plusieurs fois le même candidat faisant ainsi un score que le malheureux candidat du RDC ne pouvait égalé. Les résultats de ces votes furent remis en main propre au Dr Pascal Kado, qui était accompagné de son aide de camp cette nuit. Ce dernier était venu chercher les résultats devant le centre de santé urbain de Boy-Rabé vers 1 h 00 du matin dans une Pajéro grise. Le porteur du résultat était sorti juste après avoir été instruit par Wafio de la présence de la Pajéro sur les lieux. Kado aurait donné 2000 CFA pour remercier le porteur du résultat, comme quoi il ne suffit pas de beaucoup d'argent pour truquer les élections en RCA.
N'importe qui ayant réussi à rassembler autant de soldats en son domicile à cette époque en aurait fait les frais, mais Wafio avait la bénédiction du Ministre de la défense Nationale Dr Pascal Kado.
Les mêmes pratiques « WAFIO » auraient fait preuves lors d'autres votes au niveau de l'assemblée nationale à plusieurs reprises; on parle de motions de censures ou d'autres votes ou le MLPC semblait divisé dans un premier temps mais unit à la dernière minute.
Il n'est pas inutile de mentionner que ce sont mêmes pratiques « WAFIO » qui ont fait passer Patassé au premier tour des élections présidentielles de 1999. On se rappelle que le Président de la CEMI n'était autre que Adama-Tamboux du MLPC nommé par Patassé et secondé par Dogonendji-Beh aussi du MLPC et Nzssouwé du RDC. Ce dernier n'avait, aucune chance d'influencer quoi que ce soit puisque tout était verrouillé par le MLPC avec Dogo et Adama Tamboux comme acteurs. La même source note que tous deux, Adama-Tamboux et Dogonendji étaient parfaitement au courant de la pratique des fausses cartes électorales distribuées à des militants choisis. Ce qu'il faut retenir de cette anecdote est un message simple qui permet de comprendre que WAFIO cherche a gagner du temps pour trouver les nouvelles astuces afin de faire gagner ces élections à qui de droit c'est-à-dire lui-même ou Bozizé. Il sait ce que pensent Kado, Koyangbonou et Poloko pour ne citer que ceux là et doit être prudent.
Si Patassé avait écarté Poloko, c'était parce que ce dernier avait eu la malhonnêteté d'ajouter un zéro au 17000000 CFA sur la note manuscrite que Patassé lui aurait remis pour aller chercher la somme chez le DG du trésor de l'époque. Quelques jours après, le même Patassé aurait demander dans une autre note d'obtenir d'autres millions et c'est ainsi qu'il aurait été informé que 170000000 CFA ont été remis à Alfred Poloko il n'y a pas longtemps. Hormis cette histoire, Poloko qui est parfaitement au courant des pratiques de vote made by Wafio serait encore dans le clan des intouchables au moment du départ. Poloko, Koyangbounou et Kado et d'autres sont vivants et peuvent parler.
Maître Wafio, créateur du CRAD devenu PDCA, est un expert manipulateur qui cherche encore sa nouvelle méthode. La mise au point est remise en cause par l'existence des anciens MLPCistes membres du CRAD devenus antagonistes du pouvoir. Mais on sait que l'aile du MLPC devenu PDCA cible le même électorat qui risque d'être de nouveau pris en otage.
Le CRAD de Wafio a gagné à 80% dans les 1er et 4ème arrondissements et a fait gagner Patassé au premier tour en 1999. Il a donc confiance en sa méthode mais il n'a pas oublié que ceux qui faisaient partie de la machine de truquage sont encore là et risque de parler. Il a organisé tous les coups tordus du parlement de Patassé. Mais il avait surtout mal récompensé les acteurs et les hommes de main. Ceux-ci n'ont pas oublié ces coûts tordus. Il sait comment il doit s'y prendre pour truquer les prochaines élections mais il y a encore ces anciens acteurs et ces anciens hommes de main qui représentent du sable dans son engrenage. Pour enlever ces grains de sable, il faut repousser juste un peu, le temps d'affiner le nouveau système. Wafio cherche donc à prendre le temps de creuser afin d'affiner la méthode avant de la mettre en pratique.
Wafio a été en mesure de faire descendre 4000 adolescents dans les rues de Bangui pour prouver à l'opinion internationale que le peuple soutient Bozizé. Il est capable de faire voter des vaches et des moutons.
Source : Un membre du CRAD de Boy-Rabé sous anonymat