KOLINGBA LE FIN STRATEGE: LES VRAIES RAISONS DE SA NON PARTICIPATION AU DIALOGUE

KOLINGBA LE FIN STRATEGE:  LES VRAIES RAISONS DE SA NON PARTICIPATION AU DIALOGUE
LES VRAIES RAISONS DE LA NON PARTICIPATION D'ANDRE KOLINGBA AU DIALOGU INCLUSIF

LE Général André KOLINGBA n'est pas un lascard ou un retardé mental, c'est un fin stratège qui avait déjà préparé le terrain via internet, en annoncant sa non participation au dialogue inclusif du 5/12/2008 à Bangui.

Comme aimait le dire"PASCAL" tout est calcul....dans ce microcosme fin de citation

Notre général a bien tiré profits de l'expérience précédente des derniers dialogues inter-centrafricains ou la théatralisation des faits et gestes de nos politiques dont l'optique d'un coming back et du partage du fromage pourri avait atteint son degré de paroxysme.

Un spectacle ubuesque d'une rarissime intensité en bouffonnerie comme ils( les assassins,crimels économiques,vendeurs de rêves et pilleurs de la nation centrafricaine, ceux là même qui depuis 50 ans, monopolisent le pouvoir en accentuant le degré de paupérisation du peuple)savent le faire deant , les micros et caméras:
VERSER DES LARMES DE CROCODILES ET DEMANDER LE PARDON
QUEL PARDON A QUI ? ET POURQUOI ?

Au lendemain de ce grand rendez-vous des invectives du genre "PARDON DU SERPENT A DEUX TETES" fusent sur les ondes de la radio nationale....ET HOP NOUS VOILA REPARTI ENCORE POUR UN TOUR DE REBELLION...DE CRISE POLITIQUE,INSTITUTIONNELLE,SOCIALE...ETC...

Quant à notre cher Général prétextant de son état de santé, a su déjouer le spectacle que lui reservait notre Ange NOIR (PATASSE) revenu au pays pour empocher comme le général sa pension d'ex chef d'état.

La deuxième explication de texte de l'absence du général au dialogue était due à l'insécurité plus que cela à la densité de son message lu par le sécrétaire de son part le RDCdans lequel, le général exige une TRANSITION CONSENSUELLE DEMOCRATIQUE.

Que veut dire cette expressivité? Le général comme le représentant des forces vives "UFVN" par le biais de Me POUZERE ont réclamé la démission du Chef de l'ETAT pour violation de la constitution, ce qui a fait sursauter tous les membres du KWA NA KWA dans l'hémicycle.
BOZIZE démissionnera t'il? En tout cas, faut pas trop rêver car à quelques mois des prochaines échéances présidentielles de 2010, et de surcroît lorsque l'on prend de bonnes habitudes de se servir des caisses de l'état et les honneurs de la fonction qui s'y attachent, il devient difficile de lâcher prise....

Lucé Raymond BOMONGO
Objecteur de conscience politique
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# Posté le jeudi 11 décembre 2008 21:43

Modifié le jeudi 11 décembre 2008 21:53

MISKINE CONDAMNE SON EXCLUSION PROGRAMMEE AU DIALOGUE

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Centrafrique : MISKINE CONDAMNE SON EXCLUSION PROGRAMMEE AU DIALOGUE

Le dialogue inclusif de Bangui, en consacrant l'exclusion organisée du FDPC Centrafrique d'Abdoulaye MISKINE, trahit l'ancestrale tradition africaine du dialogue. Il ne respecte pas l'impératif de la participation de tous. Pis encore, malgré les déclarations édulcorées des organisateurs, les couacs du dialogue "inclusif" se multiplient. C'est ainsi qu'à son arrivée en Centrafrique, dimanche soir, Ange Félix Patassé a été conduit à Bouali, ville située à 100 kilomètres au nord de Bangui. Une façon pour Bozizé de rappeler "qui est le patron".



FDPC Centrafrique François Fall, actuellement en mission en République centrafricaine pour y représenter le secrétaire général de l'ONU à Bangui, tente de limiter la portée de cet acte de défiance de Bozizé, destiné à humilier Patassé : " Je crois que cette question a déjà été éclaircie. Je crois qu'il y a eu un tête- à-tête entre le président Patassé et le Président Bozizé en présence du Président Bongo .

Le président gabonais a dénoué lui-même cette question." répond François Fall à africaguinee.com. L'on notera que François Fall "croit" et se déporte sur Bongo.

Quant à l'absence de l'ancien président Kolimba, officiellement, il suit des soins à Paris mais il semble qu'il n'ait pas été suffisamment consulté. La réponse du représentant de l'ONU est encore plus floue. Cette fois, il ne croit pas, il suppose: "Vous savez son parti est représenté au niveau du comité d'organisation. Donc je suppose que le Président Kolimba était informé, mais certainement qu'il se trouve pour des raisons médicales en France. Si nous avons la chance de l'avoir parmi nous avant la fin du dialogue, ce serait une très bonne chose."

Dans son Portail Web FDPC Centrafrique, le Général Miskine dément «les déclarations de François Fall représentant de l'ONU à Bangui selon les quelles "des pourparlers seraient en cours avec le FDPC"». Le Général Miskine rappelle que l'absence de son mouvement à Bangui a été savamment orchestrée dans le but d'écarter le mouvement politico - militaire le mieux armé. Un communiqué officiel du FDPC expose : " Les représentants du FDPC ont été invités à ce forum par pli en date du 28 novembre. Il a fallu attendre le 05 décembre pour que l'envoi des billets d'avion leurs soit confirmé. Or le 05 est la date limite d'enregistrement des participants."

Une dépêche AFP confirme les couacs de Bangui en publiant : «"Le président de la République doit démissionner à cause de ses violations répétées de la Constitution qui sont à la source des souffrances du peuple centrafricain", C'est la déclaration de l'UFVN ( groupement des opposants) lu par son coordonnateur, Me Henri Pouzère, devant quelque 200 participants à ce forum ouvert lundi et rassemblant jusqu'au 20 décembre pouvoir, opposition, rébellions et société civile».( source AFP )
Un message de l'ex-président centrafricain (1981-1993) André Kolingba a aussi été lu par un responsable de son parti (Rassemblement démocratique centrafricain, RDC), membre de l'UFVN. "Nous devons arrêter l'hémorragie aux plans politique, économique et redonner espoir au peuple centrafricain. Je propose donc clairement qu'on aille à une transition politique dont les contours seront définis par vos travaux", a-t-il déclaré.

Enfin et pour le Mouvement FNR du Capitaine KOKATE Joachim : "la méthode tant décriée de régenter tout le processus par des décrets présidentiels a fini par caporaliser totalement la préparation et réduit le contenu du dialogue au souci premier de BOZIZE de désarmer sans procéder au traitement des causes profondes et structurelles de la crise centrafricaine - qui se résument en la mauvaise gouvernance - et, pour Monsieur DEMAFOUTH, au règlement de sa préoccupation unique: l'impunité et sa stratégie du «Fonds de commerce»". Et Joachim KOKATE de préciser :

" L'absolutisme présidentiel de BOZIZE l'a conduit, le 2 décembre 2008, à aller lui-même porter la mallette contenant le budget alloué par le GABON au comité d'organisation; entre temps, le Guide libyen a offert au comité une centaine de billets gratuits que BOZIZE gère lui-même...Ces deux comportements aux antipodes de la transparence éclairent du rôle-godillot de ce comité et la manière où les débats se feront."

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# Posté le vendredi 12 décembre 2008 04:56

CENTRAFRIQUE:DIALOGUE POLITIQUE...DERNIERE CHANCE AVANT LE CHAOS

CENTRAFRIQUE:DIALOGUE POLITIQUE...DERNIERE CHANCE AVANT LE CHAOS
Dernière chance avant le chaos
Le "Dialogue politique inclusif" rassemble à partir de lundi à Bangui des politiques, mouvements rebelles et la société civile de Centrafrique, dans l'espoir de ramener la paix dans ce pays déstabilisé par des années de crise sociale, l'insécurité et des rébellions. Cette concertation, qui s'achèvera le 20 décembre, "est celle de la dernière chance pour notre pays", estime le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda, également coordonnateur du Dialogue.
Figureront à l'agenda, selon lui, des questions "politiques et de gouvernance", "de sécurité et des groupes armés", "de développement économique et social" de ce pays enclavé de 4,5 millions d'habitants, un des plus pauvres d'Afrique, confronté depuis 2005 à l'insécurité dans le Nord, avec des exactions de rebelles, "coupeurs de routes" et militaires.

La Centrafrique est également en proie à une crise financière et sociale, se traduisant notamment pour les fonctionnaires par des mois de retard au paiement des salaires.

Selon le comité d'organisation du Dialogue, "entre 125 et 200 personnes", représentant pouvoirs publics, partis politiques, société civile et groupes armés, prendront part à ces assises, sous la direction de l'ex-président burundais Pierre Buyoya, déjà présent à Bangui.

Y sont annoncés plusieurs opposants et chefs de rébellions en exil, dont certains bénéficient de la loi d'amnistie promulguée en octobre par le président François Bozizé, en prélude au Dialogue.

Parmi les plus en vue: l'ex-président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, vivant au Togo, et le président de la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth (photo), établi en France.

M. Demafouth, auparavant poursuivi par la justice centrafricaine sous des accusations d'assassinat, a aussi assuré ne pas avoir de crainte, mais une "appréhension" de trouver des populations dans la misère. "Mon premier acte sera de demander pardon au peuple centrafricain", a-t-il confié jeudi à Libreville, en route pour Bangui.

Un autre chef rebelle est sur place depuis mercredi soir: le capitaine Abacar Sabone, du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice (MLCJ), vivant au Bénin. Il a annoncé à l'AFP la signature par le MLCJ, pour samedi, d'un cessez-le-feu avec le gouvernement, puis d'un accord global de paix "grâce à une médiation tchadienne".

L'accord global de paix, prévoyant notamment les désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants, a été paraphé en juin à Libreville par Bangui et deux rébellions: l'APRD et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), ce, grâce à une médiation du Gabon.

La médiation gabonaise avait déjà permis un accord séparé entre le gouvernement et l'APRD, obtenu en mai après deux agréments similaires: le premier avait été signé en février 2007 avec le Front démocratique pour le peuple centrafricain (FDPC) à Syrte (Libye), le second en avril 2007 avec l'UFDR à Birao (Centrafrique).

Le leader du FDPC, Abdoulaye Miskine, ne s'est pas exprimé sur un éventuel retour de son exil en Libye. Le gouvernement souligne cependant que le Front est représenté par Marcel Bagaza au comité d'organisation du Dialogue, dont "personne n'est exclu".

Ismaïla Sy, un professeur de droit, espère cette fois une vraie chance pour la paix, car, dit-il, "il y a eu plein de rencontres de ce genre. Beaucoup de résolutions et recommandations ont été adoptées" sans réel changement.


Publié le 7 décembre 2008.

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# Posté le lundi 08 décembre 2008 13:49

Modifié le samedi 13 décembre 2008 04:48

ENFIN !!! PATASSE DE RETOUR AU PAYS POUR LA TROISIEME FOIS

ENFIN  !!! PATASSE DE RETOUR AU PAYS POUR LA TROISIEME FOIS
Patassé à Bangui

Le come-back est un métier, et notre « démocratiquement élu » de 1993, n'arrête pas d'en faire usage : l'ex président Ange Félix Patassé (1993-2003) qui vit en exil à Lomé (Togo) depuis le coup d'Etat du mars 2003, est arrivé cet après midi à Bangui, pour participer « activement » aux travaux du Dialogue politique inclusif dont l'ouverture est annoncée pour ce lundi 8 décembre.



Selon nos informations, il a été conduit par hélicoptère peu après sa descente d'avion et une brève point de presse dans le salon d'honneur de l'aéroport Bangui M'poko, à Boali, une localité située à quelques 75 kilomètres de Bangui.

D'après la même source, les partisans les plus zélés de l'ex président, au premier rang desquels, l'ancien président de l'Assemblée Nationale, Luc Dondon, qui ont fait fabriquer des tee-shirts et qui envisageaient braver l'interdiction de manifester, ont en simplement été dissuadés par l'important dispositif sécuritaire déployé à l'aube dans les quartiers proches de l'aéroport de Bangui.

Monsieur Patassé, qui est à son troisième retour en Centrafrique après des parenthèse d'exil à l'extérieur, rejoint ainsi dans la capitale centrafricaine, son ancien porte-parole Prosper N'douba et l'un de ses rejetons, Sylvain Patassé, arrivés jeudi 4 décembre dernier. Il attendra donc son ancien ministre de la Défense, Jean-Jacques Demafouth, dont l'arrivée est annoncée ce lundi 8 décembre à bord de l'avion du président gabonais Bongo Odimba, qui présidera semble-t-il, la cérémonie d'ouverture de ce dialogue politique inter centrafricain.

Tout indique cependant que ce come-back acte 3 ne sera pas de tout repos. Car la CPI (Cour pénale internationale) risque de passer par la case Centrafrique d'ici le 12 décembre à l'audience de confirmation des accusations de Jean-Pierre Bemba, le dernier « fils » chéri de monsieur Patassé, poursuivi pour des exactions commises par ses troupes entre 2002 et 2003 en Centrafrique.









Dimanche 07 Décembre 2008
L
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# Posté le lundi 08 décembre 2008 15:32

298 MILLIONS DISPARUS AU TRESOR CENTRAFRICAIN

298 MILLIONS DISPARUS AU TRESOR CENTRAFRICAIN
298 MILLIONS DISPARUS AU TRESOR



Le dicton affirme que 99 jours sont consacrés au voleur, mais il y a un jour pour le patron. Et c'est ce qui vient de se passer au Trésor Public. Pendant les fonctionnaires traînent des arriérés de salaires, les retraités croupissent des arriérés de pension et les étudiants, des arriérés de bourse, certains agents et cadres du Trésor, peu scrupuleux trouvent des artifices pour s'enrichir sur le dos de l'État. L'exemple qui suit est édifiant à plus d'un titre.
Il y a quelques jours, trois (3) ordres de paiement d'un montant de 353.000 frs chacun venaient d'être monté au profit d'un entrepreneur de la place. Les trois ordres de paiement (O.P) ont circulé normalement recueillant tous les visas en bonne et du forme. Arrivés au Trésor, les O.P ont été orientés dans un service. Curieusement, au lieu de les payer en l'état, les ordres de paiement en provenance de Finances ont été transformés en Ordre de Paiement Trésor et tous les montants ont été exagérément grossis connaissant ainsi une cure d'embonpoint qui ne dit pas son nom. Le calcul des montants des nouveaux O.P au Trésor avoisine les 298 millions de francs. Une fiche a été ouverte au nom de l'entrepreneur au niveau des comptes et consignations du Trésor Public. Trois chèques concernant les montants respectifs des trois (3) chèques ont été émis et signés par les autorités compétentes.
Le Ministre Délégué aux Finances et au Budget, alerté par cette situation fait diligenter un contrôle, qui met le Trésor Public en ébullition. Le bouquet est trop gros et la Brigade économique de la Police est saisie de l'affaire. Des questionnaires ont été distribués à tous ceux qui ont manipulé ou visé le dossier.
Au niveau de contrôle, on découvre la supercherie, un agent, qui certifie avoir le dossier fait ressortir les cahiers d'enregistrement et copies des pièces en sa possession. C'est vrai qu'il a traité le dossier. Les numéros portés sur les O.P Trésor sont les mêmes ceux des O.P initiaux en provenance des Finances, mais les montants ne sont plus les mêmes car ils ont été exagérément grossis. L'entrepreneur depuis la découverte de ce réseau mafieux est porté disparu et comme par enchantement la fiche de l'entreprise au niveau des comptes de dépôt et consignation au Trésor Public est introuvable. Elle a été certainement subtilisée pour brouiller les pistes. Cet exemple démontre que le réseau mafieux de dilapidation des fonds publics est très fort et superbement organisé.
(Affaire à suivre)

CONFIDENT

# Posté le jeudi 30 mars 2006 16:58

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 10:31

Histoire précoloniale et début de la colonisation

18/03/2005 11:56:01 - Publié par webmaster

Histoire précoloniale et début de la colonisation 1 Histoire précoloniale


On sait peu de choses sur l'histoire de ces régions, même si les travaux des archéologues permettent d'affirmer qu'elles ont fait l'objet d'un peuplement très ancien. Bayle des Hermens, 1975, a trouvé dans le sud-est du pays des galets de l'époque préacheuléenne. Dans le nord-est, il existe des peintures rupestres. Quant aux recherches de Pierre Vidal, 1969, elles ont montré l'existence d'une civilisation mégalithique à Bouar dans l'ouest du pays. Les siècles qui suivirent demeurent obscurs et peut-être quelques travaux en linguistique comparative pourraient-ils contribuer à les éclaircir.

Pour nous renseigner sur une époque plus récente, nous avons quelques témoignages sur la traite esclavagiste. Selon P. Kalck (1974: 84) "Brazza et Monseigneur Augouard rencontreront encore à la fin du XIXe siècle de longs convois de pirogues chargés d'esclaves". Quelques lignes plus loin, l'historien fait remarquer: "Les linguistes notent l'apport de mots portugais que l'on retrouve dans les langues véhiculaires et notamment dans la langue d'eau devenue l'actuel sango."

Et il conclut ainsi (1974: 85) ce chapitre consacré à la période xvie-xviiie siècle: "En ce qui concerne l'histoire centrafricaine, il convient de retenir que le pays centrafricain était durement touché dès la fin du XVIIIe par les deux grandes traites orientale et occidentale."

L'histoire de l'esclavage à l'est semble la plus connue et les razzias de Sénoussi demeurent encore célèbres.



2. Le cadre historique de la colonisation



Situé au cœur du continent, le territoire qui est devenu la République Centrafricaine a été longtemps, pour reprendre l'expression de P. Kalck, "la dernière tache blanche qui subsistait sur les cartes de l'Afrique aux environs de 1885" (1976:127).



Devant ce vide, l'imagination occidentale a pu dériver de la manière la plus folle. À ce sujet, nous pouvons citer, non seulement la fiction présentée par J. Verne dans Cinq semaines en ballon mais aussi l'imposture scientifique des hommes à queue dont l'ouvrage de J.-D. Pénel, Homo caudatus , 1982, démonte les rouages.



L'histoire écrite commence avec l'arrivée des explorateurs européens: Schweinfurth, auteur de Im Herz von Afrika, voyagea aux confins du Soudan vers 1870; Junker, quelques années plus tard, pénétra en pays zandé mais l'insurrection mahdiste devait rendre difficile l'arrivée des explorateurs par l'est.



L'exploration et la conquête se firent par le sud, en remontant l'Oubangui et ses affluents. C'est pour des raisons géostratégiques que les Européens furent obligés de traverser ce vaste territoire. En effet, ils cherchaient à atteindre le Nil par la voie de l'Oubangui: Vangèle (1886-1890) pour le compte des Belges, Marchand (1897-98) pour celui des Français. Entre 1892 et 1900, quatre missions eurent pour but le lac Tchad (Brazza par la Sangha, Crampel, Maistre et Gentil à partir du coude de l'Oubangui). De ces tentatives de relier l'Oubangui au Chari, il nous reste quelques récits qui peuvent nous renseigner sur l'état du pays au moment de la conquête.



Parler de pays, au sens de nation, serait tout à fait inexact à cette époque. Comme le remarque C. Prioul (1982: 29): "Vers 1890, le seuil Oubangui-Chari est occupé par des ethnies riverainnes dont les domaines sont bien circonscrits dans l'espace et dont les us et coutumes diffèrent sensiblement."



Les contours actuels du territoire centrafricain ne furent fixés que progressivement en raison de l'âpre lutte que se livraient les puissances coloniales dans cette zone. On sait que le roi Léopold II de Belgique alla jusqu'à présenter de fausses cartes de la région! Cette situation est parfaitement résumée par Y. Boulvert (1986a: 91): "La frontière méridionale avec le Zaïre, sur le thalweg de l'Oubangui résulte de la rivalité avec les agents de l'État Indépendant du Congo" (1894). Celle, orientale, avec le Soudan est une conséquence de la crise de Fachoda avec la Grande-Bretagne en 1899 mais elle ne fut délimitée qu'en 1923! La frontière avec le Kamerun allemand fut, sur une profondeur atteignant 300 km, déplacée quatre fois entre 1894 et 1920. Quant aux frontières avec le Tchad et le Congo, il ne s'agissait, du temps de l'Afrique Équatoriale Française, que de limites administratives pouvant être modifiées par simple décret."



En 1897, fut créé par la France le territoire de l'Oubangui-Chari et d'octobre 1901 à janvier 1910 furent pris une série de décrets instituant l'Afrique Équatoriale Française dont le Gouverneur Général siégeait à Brazzaville. Cependant, à la même époque, le pays fut vendu pour son exploitation aux compagnies concessionnaires qui se livrèrent à un véritable pillage (cf. Coquery-Vidrovitch, 1972). André Gide, dans son Voyage au Congo, publié en 1927, dénonça les exactions de certains de leurs agents. Les populations locales, saignées à blanc, se révoltèrent: la plus célèbre de ces révoltes fut la guerre de kongo-wara (guerre des manches de houes) en pays gbaya, qui dura de 1924 à 1930 environ. La colonisation fut vécue comme un véritable traumatisme par les habitants de cette région qui, outre le travail forcé et le portage, eurent à subir les déplacements de populations, la réquisition des hommes pour la construction du chemin de fer Congo-Océan sans compter l'impôt et l'enrôlement "volontaire" lors des deux dernières guerres mondiales.



La "mission civilisatrice" de la France fut longtemps réduite à l'implantation de postes administratifs, au tracé de quelques routes (surtout à partir de 1920 grâce aux efforts du Gouverneur Lamblin et... des indigènes). On lui doit aussi la propagation du christianisme sous l'égide de Monseigneur Augouard. Faisant le bilan de ces années, l'historien P. Kalck considère l'Oubangui-Chari comme "la plus délaissée des colonies" (1976: 221). D'ailleurs, les chiffres de la population européenne au début de la colonisation confirment bien que le pays était sous-administré: l'Oubangui comptait en 1906 148 Européens et assimilés, 348 en 1911, 261 en 1921 et 327 en 1926. Quant à la population indigène, le recensement de 1926 donnait le chiffre de 1066444 habitants mais l'administrateur Bruel faisait remarquer qu'il existait une étendue déserte d'environ 170 000 km2 le long de la frontière du Soudan anglo-égyptien: "C'est dans l'ancien Dar Fertit (pays des esclaves) où depuis des siècles sans doute, on est venu chasser l'esclave de bien des coins de l'horizon. Les Ouadaïens, les Foriens, les Nubiens, les Égyptiens y faisaient encore, il y a 50 ans, des incursions annuelles.[...] (Ces régions) de mémoire d'hommes, étaient peuplées il y a 40 à 50 ans; des traces de villages subsistent et des témoins." (Bruel cité par Boulvert 1986 b: 25).



Pillée par les razzias esclavagistes, meurtrie par la colonisation, la population centrafricaine est encore en majorité rurale.
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# Posté le mercredi 05 avril 2006 07:21

LE LIVRE BLANC DE L'UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION (UFVN)

L'UFVN sort un livre blanc au sujet du dialogue
A la veille de l'ouverture du Dialogue Politique Inclusif censé ramener la paix et la stabilité en Centrafrique, l'UFVN (Union des forces vives de la nations), la principale coalition des partis politiques d'opposition, rend public un mémorandum qui reprend tous les thèmes que le groupement entend développer au cours de ces assises.




L'UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
(U.F.V.N)
Pour le Renouveau Démocratique
MEMORANDUM

POURQUOI UN DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF EN CENTRAFRIQUE ?


Bangui, 7 Décembre 2008

INTRODUCTION

Les Partis et Associations Politiques de l'opposition démocratique, réunis au sein de l'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) pour le Renouveau Démocratique, après avoir constaté l'extrême dégradation de la situation politique, sécuritaire, humanitaire, économique et sociale traduisant l'échec cuisant du Président François BOZIZE et son refus systématique de toute concertation et dialogue, ont exigé dans un mémorandum daté du 08 juin 2006 la tenue d'un Dialogue Politique Inclusif

Evaluant l'exécution des recommandations du Dialogue National à hauteur de seulement 15% du total , la Présidente du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National (CSADN) dans sa déclaration devant la classe politique le 23 mars 2006, affirmait : « On retrouve aujourd'hui la plupart des phénomènes identifiés comme des facteurs de résurgence des conflits en Centrafrique à savoir :

- Méfiance de la population envers l'ensemble des institutions publiques, notamment les forces de défense et de sécurité ;
- Clivages ethniques ;
- Culture de la violence ;
- Répétition des troubles sociaux
- Corruption, impunité ;
- Fragilisation de la société ;
- Existence des bandes armées et des combattants ;
- dégradation des conditions de vie et du tissu social.

Tous les observateurs s'accordent à reconnaître qu'aujourd'hui, la République centrafricaine n'est plus un pays apaisé ».

Niant l'évidence et la gravité de cette situation, le Président de la République et son régime ont opté pour une gouvernance faite d'arrogance, de mépris, de suspicion et d'exclusion, rendant ainsi la situation sociopolitique explosive.
La conséquence en est l'apparition d'une coalition des mouvements rebelles dans le Nord Ouest, le Centre Nord et le Nord Est du pays, et qui justifient leur option de prise de pouvoir par la force aux fins de :

« Restaurer l'autorité de l'Etat, l'image et la dignité de la Centrafrique et de redresser l'économique nationale ».

Sans l'intervention des forces spéciales et de l'aviation françaises, le régime du Président BOZIZE aurait été renversé en cette fin d'année 2006.
C'est donc contraint et forcé que le Président de la République lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre 2006, se résoudra à accepter la nécessité du Dialogue Politique Inclusif en désignant le Pasteur Isaac ZOKOUE, afin de prendre des contacts avec les protagonistes en vue de son organisation.

I – Rappel du contexte

A – Les justifications du coup d'Etat du 15 mars 2003

Par son coup d'Etat du 15 mars 2003, le Général BOZIZE entré en rébellion fin 2001, renversait le régime du Président Ange Félix PATASSE, démocratiquement élu, aux motifs suivants :
- Insécurité généralisée ;
- Misère grandissante ;
- Mauvaise gouvernance.
Se proclamant « Libérateur du peuple centrafricain », le Général BOZIZE faisait dans son discours de prise de pouvoir le 16 mars 2006, le serment d'assurer la sécurité sur toute l'étendue du territoire national, de créer les conditions de la prospérité et d'imposer à toute la bonne gouvernance.

Usant de la logomachie habituelle dans ces situations, le Général BOZIZE déclarait le 16 mars 2003 qu'il inscrivait son coup d'Etat dans l'œuvre de salut public. Autrement dit, il mettrait en place une transition consensuelle et quitterait le pouvoir à l'issue des élections générales censées consacrer le retour à la légalité Constitutionnelle. Pour les thuriféraires du pouvoir, l'occasion était exceptionnelle.

Déniant les principes démocratiques, le coup d'Etat, crime imprescriptible contre le peuple centrafricain était désormais considéré comme « un sursaut patriotique » et « une révolution populaire ». La messe était dite !

Ces derniers se rendront très vite à l'évidence du mensonge d'Etat. En effet, reniant sa parole d'officier général, le Général BOZIZE se déclarait candidat à l'élection présidentielle de 2005.

Enfin, les dérives de la Cour Constitutionnelle de transition (CCT) à l'occasion de la validation des candidatures à l'élection présidentielle sont encore présentes pour rappeler cette transition de tous les dangers.
En conséquence, aussi bien les justifications du coup d'Etat du 15 mars 2003 que les dérives de la transition ne constituent plus pour l'opinion publique centrafricaine qu'une grosse escroquerie politique et un mensonge d'Etat.
C'est vrai qu'il s'agit pour lui d'un appétit de pouvoir refoulé depuis mars 1982 qui va resurgir en novembre 2001 et en octobre 2002 pour s'assouvir le 15 mars 2003. Une ambition dévorante sans réelles capacités ainsi que le démontrera le bilan de son régime.

B – L'évaluation des Actes du Dialogue National

Convaincus que par une concertation franche, on peut rechercher les solutions durables aux problèmes des Centrafricains et Centrafricaines, les forces vives de la nation ont exigé et obtenu des autorités de la transition la tenue du Dialogue National

C'est ainsi que du 9 septembre au 27 octobre 2003 à Bangui, 350 délégués venus de toutes les régions de la République Centrafricaine et représentant toutes les sensibilités sociales et politiques ont pris part au Dialogue National.

A travers un diagnostic rigoureux et sans complaisance, les problèmes et préoccupations de notre pays ont été analysés dans l'objectif essentiel d'assurer la consolidation de l'unité nationale, le retour à la légalité constitutionnelle et la relance économique en vue de garantir la réconciliation nationale.
Sur cette base, des mesures réalistes ont été proposées pour relancer l'économie nationale, améliorer l'emploi, consolider le dialogue social et politique et développer les infrastructures de base aux fins de réduire la pauvreté par un développement humain durable.

Le Dialogue National a formulé 828 recommandations concernant les secteurs suivants :

- Défense et sécurité ;
- Economie et finances ;
- Education Formation-Emploi ;
- Social

Indépendamment de l'engagement solennel pris par le Chef de l'Etat dans son discours d'ouverture de respecter les résultats de ces travaux, une importante résolution votée à l'unanimité par le Dialogue National rend exécutoires ces recommandations.
Cinq années après le dialogue National, l'évaluation de l'exécution des recommandations forte à court et moyen termes est un véritable désastre.

- En matière de défense nationale : sur 91 recommandations, seulement 15 ont été appliquées soit 16 %.

- En matière d'économie et des finances : sur 230 recommandations, seulement 18 sont appliquées soit 7,8 %

- En matière de l'éducation, de la santé et de la Jeunesse : sur 322 recommandations, seulement 30 ont été exécutées soit 9,3 %.

- En matière de lutte contre la pauvreté : sur 41 recommandations, aucune n'a été appliquée !

Dans l'ensemble, les recommandations qui devraient remettre immédiatement le pays sur la voie de sortie de crise n'ont été exécutées qu'à 15 % selon la dernière évaluation faite par le Comité de Suivi des Actes du Dialogue National (CSADB).
Alors que la majorité de ces recommandations ne nécessitait pas la mobilisation de moyens financiers pour leur mise en œuvre, il y a lieu de s'interroger sur la volonté et la capacité du régime du Président BOZIZE à impulser le changement et à donner l'espérance.

II – Bilan du régime du Président BOZIZE

A l'issue des élections présidentielles et législatives de mars et mai 2005, dont le déroulement était loin d'être transparent, les Associations et Partis Politiques de l'opposition regroupés dans l'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), soucieux de préserver la paix et l'unité nationale, ont pris acte du « verdict des urnes ».
Adoptant une attitude résolument républicaine, l'Union des Forces Vives de la Nation, a offert aux nouvelles autorités un état de grâce en vue de leur permettre d'entamer l'œuvre de redressement national.
Après seulement trois ans de gestion de l'Etat, que constatons-nous ?

Sur le plan politique

Pendant les trois premières années d'un mandat qualifié de « quinquennat du développement et de la garantie des libertés », le Président de la République, ses gouvernements et son régime ont donné la preuve de leurs carences et de leur incapacité à gérer l'Etat selon les principes et canons exigés par la République et la démocratie.

Le déni d'une gouvernance démocratique

Les sempiternelles allusions du Président de la République au coup d'Etat du 15 mars 2003 sont, pour les démocrates convaincus, non seulement une apologie de ce crime imprescriptible contre le peuple centrafricain, mais également un déni ostentatoire d'une gouvernance démocratique. En cela, le régime démontre bien qu'il tire sa légitimité non des élections de mars et mai 2005, mais du coup d'Etat du 15 mars 2003. Aussi est-il aisé de comprendre les innombrables dérives du pouvoir.

L'une des preuves du déni d'une gouvernance démocratique est la confiscation du pouvoir de l'Etat au profit de la famille, du clan, de la tribu et de l'ethnie du Président de la République.
Le modus operandi de la gouvernance étant désormais l'appartenance au cercle étroit du Président, tous les centres de décision et de pouvoir sont investis entre autres :

- La Présidence de la République ;
- Le Ministère de la Défense ;
- Le Ministère des Mines, de l'Energie et de l'hydraulique ;
- Le Ministère des Finances et du Budget
- Les Sociétés d'Etats et
- Les Offices Publics.

Ces cas vérifiables et vérifiés constituent des cas patents de confiscation de pouvoir de l'Etat au profit de la famille, du clan, de la tribu et de l'ethnie du Président, toutes choses contraires à l'esprit et à la lettre du serment prêté par le Chef de l'Etat le 11 juin 2005 devant Dieu et devant la Nation.

La haine à l'égard des partis politiques

La Constitution en son article 20 dispose : « Les partis ou regroupement politiques concourent à l'expression du suffrage, à l'animation de la vie politique, économique et sociale ».
Autrement dit, la Constitution confère aux partis et regroupements politiques et notamment aux partis politiques de l'opposition, la mission d'animer la vie politique, économique et sociale, de mettre en évidence les insuffisances et dérives du pouvoir et de proposer des solutions alternatives.
Ainsi, les partis et Associations politiques de l'UFVN pour le Renouveau Démocratique sont bien dans leur rôle. Aussi, ne comprennent-ils pas la haine que développent le Président de la République et son régime à leur égard, ni cette attitude consistant à les considérer comme les censeurs gênants de leur gestion.

Les tentatives de caporalisation

Fidèle au déni d'une gouvernance démocratique, le Président de la République s'emploie, au mépris de la séparation des pouvoirs consacrée par la Constitution, de caporaliser les autres institutions de la République. Les cas avérés sont :

- L'Assemblée Nationale
- La Cour Constitutionnelle
- La Justice
- Le Conseil Supérieur de la Magistrature
- Le Haut Conseil de la Communication
- La Presse Privée Indépendante
- Les Organisations de Défense et de Promotion des Droits de l'Homme.

L'illustration parfaite de ces tentatives de caporalisation et de l'aversion du chef de l'Etat se trouve dans le discours tenu à Bouar le 1er décembre 2006 à l'occasion de la commémoration de la proclamation de la République centrafricaine.

Les violations répétées de la Constitution

La Constitution, texte fondamental, qui régit l'organisation et le fonctionnement des institutions politiques est une garantie pour les gouvernés contre l'arbitraire des gouvernants.
Elle est également pour les gouvernants, du fait du principe de la séparation des pouvoirs qu'elle énonce, la garantie qu'aucune institution politique n'abuse de son pouvoir sauf à la violer. Faisant fi des dispositions constitutionnelles, le Président de la République va se singulariser par des violations répétées du texte fondamental :

- La convocation de l'Assemblée Nationale en session extraordinaire

Ce décret illégal a conduit cette institution à mettre en place son bureau sur la base d'un règlement intérieur caduque puisque relevant d'une Constitution suspendue (Constitution du 15 janvier 1995).
Ainsi d'illégalité en illégalité, l'Assemblée Nationale s'est installée dans l'illégalité avec des membres de son bureau illégalement élus. C'est là, la première bourde d'un mandat de tous les dangers.


- Le Président de la République et la Constitution : histoire d'une violation permanente

A travers les articles 22, 23, 25, 26, 79, 80 et 111 de la Constitution, le Président de la République s'est rendu coupable de violations répétées devenant ainsi un multirécidiviste.
Cette accusation est faite au travers de plusieurs cas.

- Du cumul des fonctions

La Constitution en son article 23 stipule : « la fonction de Président de la République est incompatible avec l'exercice de toute autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute autre activité lucrative, sous peine de destitution ».

En acceptant le cumul de sa fonction de Président de la République avec celle de Ministre de la Défense nationale, le Chef de l'Etat a violé la Constitution en son article 23.

- De la prestation de serment

En prenant partie pour son parentYango Kapita dans l'affaire Yango Kapita et Claude SANZE d'une part et pour son parent le Pasteur TOUANGAI et des diacres de l'église de Kina d'autre part, le Président de la République a violé les termes de son serment prêté devant la Nation le 11 juin 2005.

- De la déclaration écrite de patrimoine

La Constitution en son article 26 précise : « Dans les trente (30) jours qui suivent la prestation de serment, le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite du patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs ».
Après plus de cinq ans, la déclaration écrite du patrimoine du Président de la République n'est pas encore déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle et rendue publique. Une autre violation flagrante de la Constitution.

- De l'indépendance de la Justice

La Constitution en son article 79 énonce : « Les juges sont indépendants. Ils ne sont soumis dans l'exercice de leurs fonctions qu'à l'autorité de la loi ».

Le Président de la République livre ce qu'il faut appeler une véritable guerre au pouvoir judicaire centrafricain : d'abord contre la Cour Constitutionnelle. Le crime de cette Cour est d'avoir dit le droit dans une affaire commerciale entre l'Etat centrafricain et Total. Elle fut encerclée par la garde présidentielle et interdite d'activité pendant des mois.

Le deuxième objectif est de caporaliser la Magistrature, en se donnant les moyens légaux de couper les têtes indésirables. Ce fut l'essence de la Loi contre le Conseil Supérieur de la Magistrature.
Cette guerre contre la justice de notre pays, garant des libertés fondamentales du citoyen, ne peut s'expliquer que par un mépris atavique de la Loi et d'une démocratie civilisée.

Mais bien auparavant,, pour avoir ordonné le kidnapping et la déportation des acquittés Mamadou Raïkina et autres et refusé de libérer Sani Yalo après une décision de justice, le Président de la République a foulé aux pieds les dispositions de l'article 79 de la Constitution.

- De la mise en place de la Haute Cour de Justice

La Constitution en son article 111 dispose :
« Les institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent l'entrée en vigueur de celle-ci ».

Le délai imparti par les dispositions de l'article 111 de la Constitution est largement dépassé sans que la Haute Cour de Justice ne soit mise en place.

B – Sur le plan sécuritaire

S'il y a un domaine où le Président de la République a essuyé un échec retentissant, c'est bien celui de la sécurité. Et pourtant il avait invoqué l'insécurité pour entrer en rébellion et exécuter le coup d'Etat du 15 mars 2003. Et pourtant il s'était dit le mieux placé pour éradiquer l'insécurité en raison de sa qualité d'Officier Général. Et pourtant il avait soutenu la nécessité pour lui de cumuler ses fonctions de Président de la République avec celles de Ministre de la Défense afin d'avoir la haute main sur la sécurité du pays au point de violer l'article 23 de la Constitution.

Et pourtant enfin, il avait bénéficié en sa qualité de Ministre de la Défense, des appuis considérables de la communauté internationale pour réussir la restructuration des forces armées centrafricaines (FACA).

- La généralisation de l'insécurité

Pour conduire et réussir sa rébellion et son coup d'Etat, le Général BOZIZE s'est employé à recruter massivement des tchadiens. N'ayant pas satisfait à ses engagements vis-à-vis de ces mercenaires tchadiens, ces derniers s'en sont très violemment pris à la population dès le mois d'avril 2004 au PK11, grâce aux moyens en armement lourd dont ils disposaient.

Désormais reconnus sous le nom de libérateurs et d'ex libérateurs ces hommes sans foi ni loi, assurés de toute impunité, vont investir Bangui et tout le reste du pays.

Leur cibles privilégiées sont la Mambéré Kadéi, la Sangha Mbaéré et la Lobaye, régions naguère havre de paix. Leurs victimes sont les populations de l'Ouham Pendé, de l'Ouham, de la Nana Gribizi, du Bamingui Bangoran, de la Vakaga, de la Haute Kotto, également et doublement victimes des expéditions punitives de la sécurité présidentielle conduite pour l'essentiel par le seigneur de guerre, le lieutenant Eugène Ngaïkosset, neveu du chef de l'Etat.

Commanditaire en chef de cette insécurité généralisée, il est aisé de comprendre que le Président de la République, Ministre de la Défense ne puisse l'éradiquer, lui qui se disait le mieux placé pour restaurer la sécurité. De l'insécurité généralisée, le pays est désormais dans une rébellion généralisée dont la responsabilité incombe au seul Président de la République.

- Problématique de la restructuration des FACA

Les états généraux de la défense et les actes du dialogue national ont mis en évidence les faiblesses des FACA et proposé des mesures idoines connues de nous tous.

Ici nous nous contenterons de reproduire les propos d'un parti de la majorité présidentielle à savoir le Mouvement pour la Démocratie, l'Indépendance et le progrès Social (MDI-PS).

Sur « les grandes questions nationales de l'heure. Evolution de la guerre dans le nord Est de la RCA ». Ce parti déclarait : « Si aujourd'hui notre armée n'est plus en mesure d'assurer seule une mission qui lui est dévolue par la Constitution à savoir la défense de l'intégrité du territoire national, c'est bien le résultat final d'un processus de liquidation de l'armée nationale. Cette liquidation a obéi au schéma suivant :

- Création d'une garde prétorienne constituée pour l'essentiel des ressortissants de la même ethnie et de la même région que le Président de la République. Choyée par le pouvoir, tous les moyens sont mis à la disposition (salaires plus réguliers, promotion plus rapide, dotation en équipements militaires, munitions, etc.) ;

- Au nom du rééquilibrage ethnique et régional, recrutements massif au sein des FACA, des jeunes issus de l'ethnie et de la région du Président de la République au mépris des critères habituels de recrutement (moralité, niveau de formation, conditions physiques, etc.)

- Mise en œuvre d'une politique de sous équipement des FACA soupçonnés de velléités de coup d'Etat. En les privant des moyens militaires, le pouvoir espère ainsi minimiser les risques de putsch.

Les conséquences de cette politique sont connues de tous les Centrafricains : l'armée nationale a disparu au profit d'une armée hétéroclite, politisée, indisciplinée, démoralisée et sous équipée.
Le pays se trouve le dos au mur et le chef de l'Etat est directement interpellé en sa double qualité d'Officier Général et de Chef Suprême des Armées ».

Cette déclaration du MDI-PS a fait l'autopsie de notre armée et a conclu à l'absence de volonté politique du Président de la République, Ministre de la Défense pour la mise en application des recommandations. Elle constitue un cinglant aveu d'échec personnel du Président de la République.

C – Sur le plan des Droits de l'Homme

L'instauration de la culture de la violence et les violations massives des droits de l'Homme sont l'une des manifestations quotidiennes du régime du Président BOZIZE.

L'instauration de la culture de violence

Le 27 décembre 2006, lors de la cérémonie de clôture du Forum de validation de la politique nationale de promotion de la Jeunesse, le Président de la République déclarait du haut de la tribune : « Après que les jeunes se sont soulevés pour incendier la maison d'un pasteur, j'ai ordonné à l'armée d'aller incendier la maison du meneur aussi. Et puis c'est tout. Sa maison est brûlée, on va le libérer de la prison. Cette justice est nette ».

De même, il a instauré la culture et la pédagogie fondées sur la violence aveugle et destructrice, l'incitation à la haine, l'intolérance, la justice privée, toutes choses contraires à l'esprit et à la lettre de la Constitution et de l'Etat de droit.

Le Président de la République François BOZIZE démontre ainsi lui-même que malgré l'onction démocratique, il n'entend pas respecter les principes de l'Etat de droit, de la démocratie et de la justice et opte pour la vengeance privée.

Les violations massives des droits de l'homme

- Le triomphe de l'impunité

Selon une note d'information devant servir de base à une réunion consacrée à la République Centrafricaine dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, l'organisation recommande « d'encourager les plus hautes autorités du pays à lutter contre l'impunité, notamment au sein des forces de défense et de sécurité ».

La même note poursuit : « les exactions sur les populations civiles, les violations des droits de l'homme dont les soldats de l'armée régulière sont accusés, l'impunité dont bénéficient certains soldats ont été portées à la connaissance de la délégation ».

Il convient de rappeler que cette mission conduite par l'Envoyé Spécial du Président de la Commission de l'Union Africaine a séjourné en Centrafrique du 15 au 18 novembre 2006.
Les conclusions de cette mission accablent le Président de la République et le Ministre de la Défense en leur double qualité de donneur d'ordres et de protecteur.

Ainsi, n'est-il pas surprenant que les assassinats et autres violations des droits de l'homme ne fassent l'objet de procès et de condamnations, ce qui consacre le triomphe de l'impunité.

Dans tous les cas, les droits de l'homme sont massivement violés ainsi que le témoignent le dernier rapport d'Amnesty International et les résultats de l'enquête de Monsieur Ibrahima Fall du PNUD.
Les populations du nord-ouest du centre-nord et du nord-est, quant à elles, sont livrées à une violence aveugle avec comme corollaire les pillages et destructions en tous genres de leurs maigres biens, les viols de leurs filles et de leurs femmes.
Dans son rapport, Monsieur Toby Lanzer, alors Représentant Résident des systèmes des Nations Unies en Centrafrique, parle d'une catastrophe humanitaire et avance le chiffre d'un million de personnes déplacées et en exil sur un total de quatre millions d'habitants que compte notre pays, c'est-à-dire le quart de la population !
Nous en parlons avec gravité aujourd'hui et prenons à témoin la communauté internationale afin que demain, personne ne puisse dire « nous ne savions pas ».

D – Sur le plan économique

De la destruction, des pillages et de la prédation comme mode de gouvernance

Les pillages d'anthologie selon les propres termes d'une radio étrangère, et l'insécurité généralisée ne présageaient aucune amélioration significative de la situation financière et économique à court et moyen termes.

En effet, d'après les estimations, les destructions et pillages occasionnés par la rébellion et le coup d'Etat du 15 mars 2003 se chiffrent à 41 milliards de dollars américains soit 21.550 milliards de francs CFA.

Quelques exemples méritent d'être cités :

L'unité lourde de travaux publics de l'entreprise japonaise Kajima chargée de bitumer la route Bangui Garoua Boulai, estimée à 200 milliards de FCA a été emportée au Tchad ;
Il en est de même pour l'entreprise allemande GTZ-DROP, évaluée à 350 milliards de FCFA.
Les cinq usines d'égrenage de coton de Ndim, Pendé, Bossangoa, Guiffa et Grimari ont été démontées et emportées au Tchad pour réparer les huit usines cotonnières du sud du Tchad ;
Toutes les infrastructures économiques, administratives, sanitaires, scolaires ont été détruites. Les missions catholiques et protestantes n'ont pas été épargnées.

De la prédation comme mode de gouvernance économique

Faisant l'analyse de l'administration centrafricaine, l'Ambassadeur de l'Union européenne auprès de notre pays, Monsieur Jean Claude ESMIEU déclarait en août 2005 devant l'Assemblée nationale :
« Des études récentes dans certains ministères clés ont montré que l'expertise technique spécifique à ces ministères avait été transférée ailleurs au profit de personnes le plus souvent inaptes aux fonctions qui leur étaient assignées. L'objectif de ces gens reste visiblement un enrichissement rapide et personnel. L'image de la RCA à l'étranger et notamment pour ses bailleurs de fonds est donc celle d'une administration corrompue. Lorsque je parle avec des Centrafricains en privé, il y a un consensus.

Oui, la corruption est un fléau pour le pays. Le FMI lui-même fait mention de ce problème. La Centrafrique avec toutes ses richesses (le bois, diamant, or, café, coton, et.) a été, et sera la cible privilégiée des prédateurs.

Ces prédateurs sont là. Ils viennent de l'extérieur mais aussi de l'intérieur et corrompent les institutions.

La République Centrafricaine doit agir contre la corruption. Aucun investisseur sérieux, aucun bailleur de fonds n'acceptera de venir en RCA si rien n'est fait pour démontrer une volonté, une énergie pour diminuer ce phénomène.
J'insiste qu'il faille des actes et non plus des paroles.
L'heure est grave car la notion de service public et de bien public est entrain de disparaître ; si c'est le cas, cela deviendra un problème de société et de génération ».
Lorsqu'un diplomate range son langage de velours pour parler aussi vertement, cela veut dire que la situation est gravissime.
Par conséquent, toute incantation et allusion à la bonne gouvernance par les tenants du régime sont désormais un mensonge d'Etat.
Nous prenons pour exemple la prise d'un décret muet fixant les salaires et indemnités des Hauts Dirigeants de la République.
Ce Décret a un impact financier très important. En effet, les membres du Gouvernement et assimilés, les responsables des autres institutions nationales auront mensuellement, selon les fonctions qu'ils occupent les sommes suivantes :

1 – Premier Ministre (1)

1.600.000f + 500.000F + 500.000f = 2.600.000f par mois

2 – Ministre d'Etat.

1.100.000f + 300.000f + 400.000f = 1.800.000f

3 – Ministre et assimilés.

900.000f + 300.000f + 400.000 = 1.600.000f

4 – Ministres Délégués

800.000f + 300.000 + 400.000 = 1.500.000f

A l'exception du Premier Ministre dont le montant est de 1.000.000f par semaine. Soit 1.000.000f x 4 = 4.000.000f par mois.

5 – Président de Cour Constitutionnelle (1)

800.000 f + 300.000 f + 400.000 f = 1.500.000f par mois

6 – Présidents du Haut Conseil de la Communication, du Conseil de la Médiation du Conseil Economique et Social ont :

784.300 f + 300.000 f + 400.000 f = 1.484.300 par mois et par personne. Soit = 1.484.300f x3 = 4.452.900f par mois.

7 – Vice Présidents de la Cour Constitutionnelle du Haut Conseil de la Communication (2)
Les deux (2) personnalités ont :

786.300f + 200.000 f + 200.000 f = 1. 186.300 f = 1.186.300 par personne et par mois

8 – Conseillers à la Cour Constitutionnelle (9) ils sont neuf (9)

686.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois par personne.
Soit : 936.300 f x9 = 8.426.700 f par mois

9 – Conseillers du Haut Conseil de la Communication les neuf (9) ont :

686.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois par personne. Soit : 936.300f x 9 = 8.426.700f par mois.

10 – Présidents CIP/PAS ; du CSLP, du CSADN (3)
Les trois (3) personnalités ont :

868.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois et par personne.
Soit : 936.300 f x 3= 2.808.900f par mois

11 – Les Secrétaires Permanents du CIP/PAS : du CSLP, (2)
Ils sont deux (2)

686.300 f + 100.000 f + 100.000 f = 886.300 f par mois et par personne.
Soit : 886.300 f x 2 = 1.772.600f par mois.

A ces chiffres, il faut ajouter les Fonds Spéciaux que les membres du Gouvernement perçoivent tous les vendredis et qui se chiffrent à :

112.500 f par semaine x 4 semaines = 450.000 f par personne et par mois.
Soit : 450.000 f x 30 = 13.500.000f par mois x 12 mois = 162.000.000f.

Grosso modo le trésor public dépense plus de 1 450 000 000 FCFA pour payer une catégorie de personnes appelées dirigeant au détriment de la grande masse des travailleurs Centrafricains.



L'échec des réformes économiques

Dans l'euphorie de la prise de pouvoir, au lieu de prendre de vigoureuses mesures de redressement économique, les nouvelles autorités ont fait preuve de légèreté et d'incompétence.
La masse salariale mensuelle va passer de 2,1 milliards de FCFA à 3,6 milliards de FCFA soit un bond de 71,4 % en seulement 9 mois (du 15 mars au 31 décembre 2003).
Cette masse salariale a explosé sous l'effet conjugué des nominations de complaisance du personnel hors statut à de hautes fonctions de responsabilité à la présidence, à la primature et des recrutements massifs de rebelles tchadiens et d'ex rebelles Centrafricains, exclusivement de l'ethnie du chef de l'Etat.
Cette augmentation de la masse salariale s'explique aussi par la promotion de simples civils et de soldats au grade d'officier, à la nomination des généraux et à l'application de la nouvelle grille salariale des hauts Dirigeants.
Refusant d'assumer toute leur responsabilité, les nouvelles autorités en sont réduites à culpabiliser la communauté internationale en des termes infantilisants :

« Nous avions réussi nos élections comme demandé par la communauté internationale, donc celle-ci ne peut pas nous abandonner et doit payer les salaires et les dettes, etc. ».
La réponse immédiate est apportée par l'Ambassadeur Jean Claude ESMIEU :
« Il n'y a donc aucune obligation pour la communauté internationale d'intervenir massivement après des élections réussies qui sont un élément tout à fait normal dans un pays démocratique ».
Cette personnalité poursuit que : « L'aide internationale ne pourra couvrir l'intégralité des salaires pour les mois passés pendant la transition et ceux qui viennent. La masse salariale a considérablement augmenté alors qu'il était prévu qu'elle diminue et les autres indicateurs économiques sont au rouge et n'ont pas montré d'amélioration contrairement à ce qui était prévu pendant la période de la transition ».

Ces propos suffisent à mettre en évidence l'incapacité du régime du Président François BOZIZE à gérer l'Etat. Sommés par l'opinion centrafricaine et la communauté internationale de changer de cap, le Premier Ministre Elie DOTE et son gouvernement vont tenter quelques réformes sur le plan de l'assainissement des finances publiques. Ces réformes ont essentiellement porté sur la maîtrise de la masse salariale et l'accroissement des recettes publiques.

La maîtrise de la masse salariale

Après l'échec de la mesure relative à l'abattement des salaires qui n'a réalisé qu'une économie de 94 millions de FCFA par mois, le gouvernement a décidé :
- de mettre à la retraite plus de 1.400 fonctionnaires et agents de l'Etat
- de soumettre les fonctionnaires et agents de l'Etat à une opération recensement paiement, mais l'amateurisme et l'opacité qui ont sous-tendu l'opération ont conduit à un échec patent.
- de limiter le paiement des allocations familiales à cinq enfants par fonctionnaire et par agent
- de contrôler l'authenticité des diplômes des fonctionnaires et agents de l'Etat à l'occasion de leur intégration et reclassement
Les premiers résultats étant de nature à jeter le discrédit sur les tenants du régime, des instructions ont été données au Ministre de la Fonction publique pour mettre ces résultats sous boisseau. Ceci expliquant cela, on comprend les raisons des atermoiements du Ministre.
L'ensemble de ces mesures devrait permettre de réaliser une économie de la masse salariale de 500 millions de FCFA par mois.
A l'analyse, nous sommes loin du compte et la masse salariale s'accroît d'où l'indignation de l'opinion centrafricaine et de la communauté internationale.

L'accroissement des recettes publiques

En ce qui concerne exclusivement les Douanes, deux réformes ont été engagées. Il s'agit de la création d'un guichet unique des douanes à travers un corridor sécuritaire, et la réforme de l'administration des douanes.





De la création du guichet unique de Douala

L'objectif visé par la création de ce guichet unique est de sécuriser et d'accroître les recettes portuaires de transit à Douala. Défendant le projet de convention devant l'Assemblée nationale, le Ministre des Finances d'alors, Monsieur Théodore DABANGA, déclarait que le guichet unique rapporterait à l'Etat, c'est-à-dire au Trésor Public la somme de 5 à 10 milliards de FCFA par mois. Après un an de fonctionnement, les recettes confondues provenant des opérations douanières y compris le guichet unique plafonnent à 2 milliards de FCFA !
Le gouvernement centrafricain a dénoncé en catimini en juin 2008 la convention avec Unitec-Bénin, la société exploitante, sans inventaire et sans suite judicaire. L'affaire Unitec-Bénin. est désormais pour les Centrafricains un cas d'arnaque internationale et de forfaiture au sommet de l'Etat. Où en est d'ailleurs la commission d'enquête parlementaire sur ce dossier ?

La réforme de l'Administration des Douanes

Contre toute attente, le Président de la République a pris le 2 septembre 2006 un décret portant dissolution de l'administration des Douanes, à la surprise générale de l'opinion nationale et internationale. Un comité de pilotage dirigé par le Président de la République, c'est-à-dire le substitut du Directeur Général des Douanes est mis en place.
S'étant rendu compte que la dissolution de l'administration des Douanes et la remise des douaniers à la Fonction publique créaient un vide institutionnel, le Premier Ministre, Ministre des Finances et du Budget a successivement pris deux arrêtés réquisitionnant 97 douaniers sur des critères subjectifs.
Jusqu'à ce jour, alors que la réforme était prévue pour ne durer que trois mois, le rapport du comité de pilotage n'est pas toujours déposé.
Au contraire, le Ministre de la Fonction Publique a cru devoir redéployer, par un arrêté jamais appliqué, des douaniers dans les Ministères de l'Education nationale, de la Santé, des Transports, de la Fonction Publique, etc.... Une véritable incurie. Finalement, la douane est revenue en place sans explication.

En conclusion, s'agissant de ces prétendues réformes, l'objectif visé n'étant pas atteint, il y a lieu de stigmatiser l'amateurisme, la désinvolture et l'incapacité dont ont fait montre les gouvernements successifs de BOZIZE.
En effet ni la maîtrise de la masse salariale, ni l'accroissement des recettes publiques qui ont été invoqués n'ont donné un quelconque résultat. Le gouvernement est toujours un peu plus confronté à l'augmentation de la masse salariale et à la modicité des recettes publiques.
A ce sombre tableau, il faut ajouter d'autres tares :
- le manque de transparence dans l'attribution des permis forestiers, miniers et des sites touristiques ;
- le détournement des bonus à l'occasion de l'attribution des permis aux sociétés minières De Beers et Uramine,
- la confiscation à des fins personnelles des diamants trouvés après le lavage des graviers saisis à la Société Lobaye Gold ;
- le détournement des biens des bureaux d'achat de plusieurs bureaux d'achats depuis 2006 (SOPICAD et GETRAD) et de plusieurs autres collecteurs depuis octobre 2008 ;
- la gabegie à l'occasion de l'achat de l'avion Hercules C130 ;
- l'aggravation de la corruption et de l'affairisme au sommet de l'Etat.



Alors qu'en est-il du retour de la communauté financière internationale ?

D'aucuns objecteront que le mérite du retour du Fonds Monétaire Internationale (FMI), de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD) revient au Président de la République et à son gouvernement. Que non !
Nous savons que le Président de la République et son gouvernement n'ont pas satisfait aux exigences des institutions de Bretton- Woods et qu'il n'est pas nécessaire d'être un expert économique et financier pour se rendre compte du désastre économique et financier dans lequel se trouve notre pays. C'est vrai qu'il faut un minimum de 9 % de croissance pour permettre à notre pays d'infléchir la courbe de la pauvreté.
Dès lors les 3 % de croissance prévue pour 2008 sont une goutte d'eau dans l'océan de misère dans lequel baigne notre pays.
En considération de ce qui précède, les raisons du retour des institutions financières internationales tiennent au sauvetage d'un régime dont le naufrage est prévisible.
En effet, évitant d'assumer une telle responsabilité, la communauté internationale a exercé de fortes pressions sur ces institutions. Une réponse politique aux exigences financières et économiques en somme !

E – Sur le plan social

L'échec patent des réformes économiques joint à l'insécurité généralisée ainsi que les confrontations entre l'armée régulière et les groupes rebelles ont un impact négatif sur le plan social.

Accumulation des arriérés de salaires, de pensions et de bourses

- Des salaires

Le Président François BOZIZE, concluant un marché avec les fonctionnaires et agents de l'Etat, a pris l'engagement que si ces derniers acceptaient le gel de leurs arriérés de salaires son gouvernement paierait leurs traitements désormais à terme échu.
A l'analyse, malgré des appuis budgétaires colossaux des pays amis et des institutions financières internationales, les fonctionnaires et agents de' l'Etat compte à ce jour plus de 140 mois d'arriéré de salaires. Un véritable marché de dupes.

- Des pensions

La mémoire collective et l'opinion nationale et internationale ont encore en mémoire les scènes des retraités qui lassés des promesses non tenues de versement de leurs pensions, s'en prennent vertement aux cortèges du Président de la République et de son Premier Ministre.
Pour exemple, les retraités de la Fonction Publique attendent près de 19 trimestres c'est-à-dire près de 5 ans.
Le sort des retraités du secteur privé à l'OCSS n'est guère enviable.




- Des bourses

L'évaluation indique 30 mois d'arriérés de bourses pour les étudiants centrafricains à l'étranger. Pour espérer le paiement d'un seul mois de bourses, nos étudiants sont obligés de recourir à des actions d'éclat qui ternissent l'image de marque de notre pays.
Alors que le président affirmait : « Je n'ai pas fait l'université pour être Chef de l'Etat... Mes enfants ne sont pas à l'université »?


De l'aggravation de la pauvreté

La conjonction de l'échec des réformes économiques, de l'insécurité généralisée, des confrontations armées et de l'abandon du monde rural ne peut avoir pour conséquence que l'aggravation de la pauvreté.
Pour mettre en évidence cette situation, nous nous en tenons au dernier rapport du Représentant Résident du PNUD. Celui-ci déclare « La République centrafricaine est un territoire d'environ la taille du Texas, bien plus grand que la France. Un pays pauvre, le revenu moyen est de 350 dollars par an. Il est parmi les quatre derniers pays sur la liste de l'index du développement humain et au troisième rang des pays les plus vulnérables sur la liste de la Commission européenne ».
Poursuivant son propos, le Représentant Résident du PNUD a affirmé « il est urgent d'agir immédiatement ».
A l'analyse de la situation sociale de notre pays, le gouvernement ne semble pas avoir entendu cet appel de détresse du Représentant Résident du PNUD.
Alors que tout le nord-ouest, le centre-sud et le nord-est qui constituent le grenier et la réserve cynégétique de notre pays sont en flammes, aucune mesure n'est prise par les dirigeants pour enrayer cette situation.
Ayant fait l'objet de pillages, de braquages, de rackets, de viols et de tueries et abandonnée entre les mains de dirigeants incapables et corrompus, la nation centrafricaine s'enfonce inexorablement dans une crise sans nom.

CONCLUSION

Le Dialogue Politique Inclusif n'est pas une Invention de l'UFVN

Le dialogue n'est ni une invention ni une trouvaille de l'UFVN.
Il est une exigence de la Constitution en ce qu'il est expressément inscrit dans son préambule à savoir :

« Conscient que la tolérance et le dialogue constituent le socle de la paix et de l'unité nationale ».

Le Dialogue est une exigence de toutes les forces vives de la nation

Dès les premières menaces de la rébellion, les jeunes, les femmes et les organisations de la société civile ont, à travers des marches, exprimé leur volonté d'user du dialogue comme voie de recherche des solutions aux problèmes de notre pays.
L'épiscopat, par la voix de l'Archevêque de Bangui, Monseigneur Paulin POMODIMO a déclaré « les armes et les couteaux n'ammèneront pas la paix en Centrafrique mais, il n'y a que le dialogue franc entre les acteurs de la crise qui permettra de pérenniser la paix dans le pays ».
IL est donc un moyen qui s'offre aux Centrafricains, gouvernants et gouvernés pour changer leur société c'est-à-dire faire d'elle une société démocratique.
Autrement dit toute société dite démocratique ne peut avoir la phobie du dialogue.

Le Dialogue Politique doit être utile pour notre pays

Dans l'évaluation des Actes du dialogue National, nous avions mis en évidence l'absence de volonté politique du Président de la République et de son gouvernement à appliquer les recommandations fortes.
Les conséquences sont la fracture sociale qui a conduit à l'avènement des rébellions.
Il ne s'agira donc pas de refaire un Dialogue national.

Le Dialogue Politique doit être Inclusif

Le dialogue pour lequel l'UFVN s'est mobilisée et qui a emporté l'adhésion du peuple centrafricain et de la communauté internationale est une concertation politique inclusive.
Le dialogue se veut inclusif pour disposer de toutes les chances d'aborder toutes les questions en intégrant tous les protagonistes des crises.
Ainsi prendront part à ce dialogue politique inclusif les pouvoirs publics, l'opposition démocratique, l'opposition armée à savoir les tenants de la rébellion et la société civile.

Le contenu du dialogue politique inclusif portera sur l'identification et l'analyse des problèmes d'une part, la recherche des solutions, la définition des enjeux et l'élaboration avec plus de lisibilité et de visibilité d'un programme qui concilie les contraintes économiques et les exigences sociales en vue d'assurer le bien être du peuple d'autre part.

Les résolutions du Dialogue Politique Inclusif doivent être mises en œuvre

Le dialogue pour réussir et se démarquer des autres fora doit fixer des objectifs précis et réalistes et déboucher sur des résolutions qui permettent de donner l'espérance au peuple centrafricain et confiance à la communauté internationale censée nous accompagner dans cette nouvelle marche.

Les réponses aux attentes du Peuple centrafricain doivent être concrètes et claires

En raison du bilan désastreux du régime du Président BOZIZE, il y a lieu d'apporter des réponses claires en termes de programmes politiques, économiques et sociaux, tant il est vrai et démontré aujourd'hui qu'en l'absence de vision ni de programme, le régime du Président François BOZIZE ne pouvait apporter des solutions aux problèmes des Centrafricains.



L'UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
(U.F.V.N)
Pour le Renouveau Démocratique















Dimanche 07 Décembre 2008
Union des forces vives de la nation



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# Posté le lundi 08 décembre 2008 15:56

06 DECEMBRE 2007 -06 DECEMBRE 2009 DEUX ANS POUR DEUX DIALOGUES

DEJA DEUX(2)ANS JOUR POUR JOUR:

REVUE DE PRESSE du 06-12-07

Finie la fête du premier décembre, nos confrères se sont intéressés ce matin, au dialogue politique, la situation sécuritaire et, au mécontentement des enseignants du supérieur.
« Les dinosaures de l'U.FV.N (union des forces vives de la nation) sur le banc de touche. » C'est de cette façon que l'Hirondelle aborde la situation du dialogue politique. Cet article mentionne que « les grosses pointures » de l'opposition ont décidé de ne pas figurer dans le comité préparatoire du dialogue politique.

Alors que, Centrafrique-Matin pense plutôt que c'est le président Bozize qui a peur. « Dialogue politique, est-ce une conférence nationale souveraine ? », écrit notre confrère qui poursuit par ces mots « les Centrafricains très aguerris par les ruses politiques sont entrain de comprendre et de voir que Bozize, bien que d'accord pour le dialogue politique inclusif, n'est pour autant pas prêt à l'organiser »

La situation sociale du pays, intéresse aussi nos confrères avec notamment la grève illimitée à l'université de Bangui.

« Les enseignants du supérieur ouvrent le bal des grèves illimitées », « le tournant d'une année blanche à l'université de Bangui » enfin, « Université de Bangui, ça recommence pour quelles revendications sociales ? »

C'est à travers ces titres que, l'Hirondelle, Centrafrique-Matin et Le Confident qualifient ce remous social. Ce qui est sûr écrit l'Hirondelle, « cette grève ouvre certainement un grand boulevard si l'on y prend pas garde. »

Or, s'inquiète Centrafrique-Matin, « on croyait déjà résolue cette affaire de vacation à l'Université. Espérons qu'Elie Doté agira le plus tôt possible ».

Et c'est le journal le Confident qui apporte la conclusion en affirmant que, « le premier décembre 2007, n'a pas résolu comme par un coup de baguette magique, l'ensemble des problèmes qui se posent à la République Centrafricaine. »

La polémique sur la mort du président Boganda ressort aussi dans la presse.

Comme le témoigne cet article qui est à la une du journal le Confident

« Vraie ou fausse controverse sur la mort de Barthélemy Boganda. »

Selon ce journal, « A défaut d'arguments politiques originaux pour juguler la crise politico-militaire que connaît le Centrafrique, les hommes politiques exhument le mythe de Barthélémy Boganda. »

Et notre confrère apporte cette précision, « les conséquences jurisprudentielles de l'obstination à réfuter la réalité du décès de Boganda et, à préférer le statut de porté disparu, supprime le droit de ses ayants droits. A qui profitera ce deuxième attentat ? »

Les problèmes au sein de la rébellion sont traités par l'hirondelle dans un article « l'APRD, désormais contre Florian NDJADDER. De l'avis de notre confrère, « la situation est entrain de mal tourner pour Florian NDJADDER qui aurait échappé de justesse à une attaque menée quelques heures avant la fête du premier décembre. » Et le journal de préciser que, « les compatriotes qui vivent dans la ville de Kabo, ont passé la fête du premier décembre, dans une atmosphère troublée ».

Joël BANDIBA
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# Posté le vendredi 05 décembre 2008 18:23

L'ADMINISTRATION COLONIALE ET LES COLONS ONT ASSASSINE B. BOGANDA

L'ADMINISTRATION COLONIALE ET LES COLONS ONT ASSASSINE B. BOGANDA
L'ADMINISTRATION COLONIALE ET LES COLONS ONT ASSASSINE B. BOGANDA
DIXIT STANISLAS MBANGO eugeneyesse
l

Evrard,

Il faut être prudent sur cette notion de "coup d'état constitutionnel".

Rien dans les textes ne prévoyaient la succession de Boganda par Goumba qui
n'était pas autre chose que ministre comme Dacko.

Il y eut, au sein de la sirection du MESAN, des élections pour désigner le
successeur de Boganda. Selon Adama Tamboux, (cf allocution prononcé lors des
obsèques de Dacko) trois candidats se seraient présentés.

La suite on la connaît.

Pourquoi Dacko ?

L'église catholique, puissante en Centrafrique, avait opté pour Dacko qu'elle
préférait au "communiste" Goumba. Etienne GOUNIO, second après Boganda dans le
MESAN, ancien enseignant de l'école chrétienne, a entrainé le parti avec lui
dans ce choix.

L'autre puissance, la Chambre de Commerce, repaire de la finance coloniale avait
également fait le même choix.

Enfin, l'opération est passée comme une lettre à la poste grâce à une "vaste
escroquerie" qui a légitiméDacko aux yeux du peuple.

On a fait croire que ce dernier était parenté à BOGANDA et que de ce fait,
celui-ci pourrait entrer en communication médiumnique et/ou physique avec lui
poiur le bien du pays. La croyance au retour de Boganda est fortement ancrée
dans les esprits.

Pour beaucoup du reste, il n'était pas mort.

Tu sais, au Congo voisin, une telle croyance y existe également ches les Laris
et Kongos relativement à André Matsua. Elle est si forte que dans les élections
à l'assemblée nationale française, des bulletins de vote portant le nom de
Matsua avaient été déposés. Mieux, un des candidats, celui du Mouvement
Socialiste Africain, OPANGHO, faisait campagne avec comme un des arguments de
vote, l'affirmation selon laquelle il avait rencontré Matsua à Paris alors que
celui-ci était décédé à Fort-Lamy se dysenterie depuis belle lurette.

Revenonsà Boganda. Le mythe Boganda a existé de son vivant. Il avait gagné, sa
liste avait gagné, haut la main les premières élections municipales de Bangui.

Les colons, pour démontrer l'infantilisme de l'électorat, ont fait courir le
bruit selon lequel Boganda s'apprêtait à traverser l'Oubangui à pieds;Jésus
marchant sur les eaux ! La population de Bangui avait afflué au moment dit !!!

Ce n'est pas tout. Personne n'a vu Boganda marcher sur les eaux, mais tout le
monde avait affrimé l'avoir vu marcher sur les eaux et que son adversaire,
SONGOMALI s'est enfoncé au premier pas !!!

Il faut dire que le statut de Boganda, curé, y était pour quelque chose chez un
peuple pronfodément croyant. Boganda lui même ne se privait pas.

Ne se disait-il pas "élu de Dieu et des Oubanguiens"? Au quartier Bruxelles
oùil avait installé son quartier général pendant les premières élections
législatives, il se plaisait à répéter qu'il ne s'inquiète pas sur l'issue des
élections, "...les morts reviendront voter pour lui".

Il était arrivé que, à la direction du MESAN, on lui ait reproché de s'entourer
d'une majorité de Gbackas, BASSAMOUGOU était le porte drapeau de ce courant de
contestation de Boganda. A ceux-là, il répondait avec aplomb: "Jésus s'était
entouré de Juifs,pas de Grecs".

Boganda s'assimilait à Jésus, très sérieusement. Jésus est ressuscité des morts,
pourquoi pas Boganda ?

L'infantilisation du peuple centrafricain est inscrite dans l'histoire de ce
peuple. Pourquoi s'étonnerait-on des journées de prière, de jeûnes etc...


Eugène YESSE.


Fromkodro_ti_finini@...

Tokodro_ti_finini@...

Cc

DateFri, 31 Mar 2006 17:08:14 -0000

Subject[kodro_ti_finini] Re : L'ADMINISTRATION COLONIALE ET LES COLONS ONT
ASSASSINE B. BOGANDA : DIXIT STANISLAS MBANGO


Si la France avait tué Boganda il auraient trouvé un successeur tout de suite. remarquons que telle ne fut pas le cas, car il leur aurait
fallu faire un coup d'état constitutionnel pour placer Dacko à la
place de Goumba. Preuve qu'ils ont été surpris par cette disparition.
L'improvisation dans une situation est un bon indicateur
d'impréparation. On l'a vu avec la disparition d'Eyadema où il a fallu à la France beaucoup d'ingéniosité et d'improvisation pour ne
pas perdre le contrôle. Il n'est pas compliqué de démontrer que la
France n'a pas tué Eyadema, sa perte tout au contraire (comme pour
Boganda) les desservait.

Mais là n'est que spéculation on l'aura remarqué :)

God bless
evrard


Dans kodro_ti_finini@..., "mon_rocher" a écrit

Bon dans toute investigation pour meurtre, car c'est bien de ça
qu'il s'agit, il faut poser les bonnes questions. L'une de celles-
ci, A QUI PROFITE LE CRIME?

- Aux colons, pour s'être débarassé d'un gêneur économique?
- À Boganda, pour s'en être sorti héroitisé?
- Au catholicisme, pour avoir mis fin à une désertion?
- Aux adversaires politiques de Boganda (dont Léon M'ba) pour avoir mit fin a une vision qui les aurait relégué dans l'ombre de l'histoire?
- À la franc-maçonnerie, comme pour Mozart, d'avoir empêché un
frère de vendre trop tôt un projet dont le timing n'était pas encore fixé?
- Aux commerçants grecs, libanais, juifs, pour empêcher un
nationaliste de leur bloquer la main-mise sur une terre riche?
La question inverse peut-être édifiante: A QUI NE PROFITE PAS LE
CRIME?

- À la France officielle qui de toutes les façons allait
distribuer l'indépendance à tous ces pays avec 1-2 jour d'écart?
- À la France qui perdait ainsi un agent populaire de diffusion de
leurs idéaux républicaines?
Comme on le voit, la mort de Boganda ne profite pas
idéologiquementà la France, c'est tout le contraire. Mais la France est officielle et officieuse...
God bless
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# Posté le mardi 04 avril 2006 17:33

Modifié le jeudi 27 avril 2006 19:14

COMMUNIQUE COLLECTIF S.O.S. RDCONGO(APPA 30/03/2006)

COMMUNIQUE COLLECTIF S.O.S. RDCONGO(APPA 30/03/2006)

La diaspora Congolaise à travers le Collectif « S.O.S. RDCongo » s'inquiète des véritables motivations du Ministre de l'Intérieur Français et Président de l'UMP , Monsieur Sarkozy lors de son prochain déplacement prévu en Afrique et notamment en République Démocratique du Congo.

Le Collectif « S.O.S RDCONGO » regroupe en son sein des Congolais réunis indépendamment de leurs différentes associations, partis politiques ou convictions religieuses. Ils sont avant toute autre considération des hommes et des femmes soucieux d'oeuvrer pour la Paix et la souveraineté de la République Démocratique du Congo, et pour le respect des Droits fondamentaux des Congolais où qu'ils se trouvent. C'est à ce titre que nous émettons des réserves sur ce déplacement afin que la France, qui vient de célébrer à travers la Francophonie les liens privilégiés qui l'unissent aux Congolais et à d'autres ressortissants africains, n'hypothèque pas ses relations avec le Peuple Congolais.

La diaspora Congolaise vivant notamment en France espère que Monsieur Sarkozy en tant que juriste, homme de loi saura apprécier la véritable tragédie que traverse actuellement la population congolaise, du fait d'un pouvoir qui est resté depuis le début de la Transition, la première entrave à la Paix en République Démocratique du Congo. Nous espérons vivement que Monsieur Sarkozy avant d'effectuer ce voyage aura réellement pris connaissance des différents rapports sur la RDC élaborés par des organismes tels que Human Rights Watch (HRW) , Amnesty International , l'OMCT (Organisation Mondial Contre la Torture), de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme( FIDH) ainsi que ceux de l'ONU ( Organisation des Nations-Unis) qui mettent suffisamment en relief les insuffisances du gouvernement de Monsieur Joseph Kabila en matière de respect des Droits de l'Homme.

Les discours hypocrites et lénifiants dont est abreuvée l'opinion publique internationale n'ont rien changé au contenu de ces rapports qui font du gouvernement congolais un véritable gouvernement criminel , Premier Prix de la mauvaise gouvernance, qui participe de surcroît avec d'autres acteurs internationaux au pillage et à la paupérisation du pays, comme en atteste en particulier les rapports de l'ONU sur le pillage des ressources en RDC, le rapport parlementaire congolais de la « commission Lutundula », les rapports de l'Union Européenne sur l'utilisation des fonds versés à la RDC ( qui prouve comment les acteurs politiques congolais ont détournés, dilapidés l'argent du contribuable européen notamment les fonds destinés à la création d'une armée congolaise qui aurait dû sécuriser la population) , de même lors de sa dernière mission d'évaluation le Fond Monétaire International (FMI) constatait l'automne dernier que « ...les finances publiques congolaises étaient très mal gérées » [...] .

La diaspora congolaise espère que Monsieur Sarkozy n'ajoutera pas son nom à la longue liste des hommes politiques occidentaux que l'histoire épinglera pour leur complaisance, voir leur véritable complicité dans la régression de l'Humanité en République Démocratique du Congo. Le peuple congolais est la première victime de ce gouvernement constitué d'hommes qui ont participé de manière direct ou indirect à la mort de près de 5 millions de Congolais et dans le cas de Monsieur Joseph Kabila il faut y ajouter une implication dans l'extermination de près de 400 000 hutus rwandais massacrés en 1997 en RDC ( « les massacres de Tingi Tingi » / Rapport de l'ONU du 2 Juillet 1997) lors de son arrivée sur le sol congolais avec l'AFDL et les troupes rwandaises de Monsieur Paul Kagame. La vérité aujourd'hui est que la République Démocratique du Congo, n'en déplaise à certains est bel et bien devenu une zone de non droit sur laquelle des « racailles » en tout genre continuent à sévir en toute impunité parce ce que les dirigeants actuels ont œuvrés efficacement à ce que l'appareil judiciaire congolais reste résolument en panne. Les femmes congolaises sont violées du bébé à la grand-mère sans qu'aucun de la plupart de ces crimes ne soient punis. Au contraire cette pratique tend à se généraliser puisque certains membres de l'armée congolaise participe régulièrement aux viols des femmes et des enfants particulièrement dans l'Est du pays devenant ainsi une première source d'insécurité pour la population.

Enfin, nous attirons l'attention de Monsieur Sarkozy sur le Rapport de l'ONG Human Right Watch du mois de décembre 2005 intitulé « Elections en vue : ne faites pas de vagues » relatif entre autres à la répression des opposants au régime « 1+4 » issue des Accords de Sun City. Suite à la lecture de ce rapport , il est impossible d'accréditer des acteurs politiques, auteurs de tels actes barbares (assassinats, détentions arbitraires, menaces...) en dépit de leur discours sur la Démocratie.
La diaspora Congolaise assiste révoltée à tout ceci et une bonne frange de notre communauté est résolument hostile à ce gouvernement dont le budget est inférieur à l'argent que la diaspora déverse dans ce pays. Cette rupture a été consacrée par le Gouvernement congolais qui a exclu ses ressortissants vivant à l'étranger des prochaines élections, probablement parce qu'il craignait la sanction de ceux qui , étant à l'extérieur peuvent s'exprimer plus librement.

Nous nous opposons donc à toutes tentatives de négociation du retour en RDC de Congolais réfugiés en France, grâce à des accords qui seraient passés avec un gouvernement criminel, qui n'a aucune légitimité aujourd'hui sauf celui de la terreur dont il a toujours usé sans répit.
Au vue de l'organisation des élections en République Démocratique du Congo les irrégularités constatées qui seraient absolument inacceptables et même inimaginables en France présagent d'ores et déjà de l'échec de la Démocratie dans notre pays. Le Collectif « S.O.S. RDCONGO » espère que le prochain voyage du Ministre de l'Intérieur Monsieur Sarkozy ne sera en rien un plébiscite pour un régime qui nie les libertés fondamentales de ses administrés.

Pour le « Collectif S.O.S. RDCONGO , la Coordination » :

Paris, 28 Mars 2006 -
Mme Candide OKEKE
Mr Eddy KAPUNDJU
Mr Mandack KATAKO


Contact : - E-mail :collectifsosrdc@yahoo.fr
- Tél. : 06 09 79 43 72
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# Posté le jeudi 30 mars 2006 17:43

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 10:29