Dans la matinée du vendredi 24 mars dernier, un avion U.L.M de
l'armée de l'air Centrafricaine s'est écrasé à l'aérodrome de Paoua
au moment de son décollage. Le crash dont nous ignorons les causes a
fait deux morts, c'est-à-dire les deux occupants de l'appareil. Il
s'agit du pilote de l'avion Wazwa Konzoli Bebetonz, capitaine de
l'armée de l'air et le Lieutenant Dominique Moussa de l'armée de
terre en mission dans cette localité, qu'il était allé chercher. Il
semble que l'avion aurait pris feu au moment de son décollage.
Les corps calcinés de ces deux officiers auraient été rapatriés le
même jour à partir de 16 heures à Bangui mais les conditions
météorologiques n'étaient pas favorables pour cette opération. Pour
contourner les difficultés, les corps ont été acheminés par véhicule
sur Bangui le lendemain.
La famille du pilote avait du mal à accepter la thèse d'une
catastrophe aérienne évoquée et désire que la lumière soit faite sur
les circonstances de cet accident qui a coûté la vie à leur enfant.
Notons que lors de la première veillée mortuaire chez le pilote,
trois femmes qui n'ont pas digéré la nouvelle du décès étaient
tombées en syncope.
Le capitaine Wazwa Konzoli Bebetonz (quarantaine d'armées) est le
pilote de l'armée de l'air le plus apprécié par ses frères d'arme à
cause de sa compétence et ses actes de bravoure.
Il est ressortissant de l'école militaire de pilote d'Athènes. C'est
dans le cadre de la coopération entre la République Centrafricaine
et la Grèce qu'il a été envoyé à l'époque dans cette école. Ce n'est
pas la première fois que le capitaine Wazwa Konzoli Bebetonz fait
une catastrophe aérienne. En décembre 2003, il a survécu à un crash
qui a failli lui coûter la vie dans la préfecture de Bamingui-
Bangoran au Nord du pays où, il s'en est sorti comme par miracle
indemne.
Le miraculé racontait avoir :« essuyé des tirs en survolant la
localité de Markounda ». Nous devons reconnaître que l'armée de
l'air vient de perdre un pilote d'avion de chasse digne de ce nom.
Perte immense pour la patrie qui n'a pas assez de pilotes de cette
carrière.
De son vivant, le capitaine Wazwa Konzoli Bebetonz fut l'un des
fidèles lecteurs du journal « LE CONFIDENT ». A cet effet, nous
présentons aux deux familles éprouvées nos condoléances les plus
attristées.
