Bangui, 30 mars (ACAP) Le 47ème anniversaire de la disparition tragique de Barthélemy Boganda, premier président de la République Centrafricaine, a été célébré, mercredi 29 mars 2006 à Bangui comme dans les autres villes du pays par les Centrafricains qui continuent de pleurer celui qu'ils appellent le « père Fondateur de la RCA ».
Bobangui, le village natal du défunt président a accueilli le tout Bangui politique au premier rang duquel le général d'armée François Bozizé, les Ambassadeurs en poste en Centrafrique et de nombreux anonymes qui ont fait le déplacement pour vivre de bout en bout un défilé de plus d'une heure devant le mausolée de Barthélemy Boganda.
Selon M. Mamadou Ngarit, député de M'baïki (107 km au sud de Bangui), chef-lieu de la Lobaye, préfecture d'origine du défunt président, la date du 29 mars 1959, est restée gravée dans l'histoire de notre pays quand on sait que Barthélemy Boganda, premier prêtre centrafricain, avait rendu son tablier d'Abbé pour se consacrer entièrement à la vie politique de son pays.
« Cet illustre et humaniste fils que nous regrettons amèrement aujourd'hui ne nous a pas laissés orphelins, ses idéaux, qui se résument dans les cinq (5) verbes du Mesan [Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire, parti créé par Barthélemy Boganda] sont contenus dans la philosophie de KWA NA KWA de son digne successeur François Bozizé. »
Selon M. Ngarit, le Centrafricain vit dans la quiétude, perçoit régulièrement sa rémunération, ce qui lui permet de soigner et d'inscrire ses enfants dans les établissements scolaires aujourd'hui nombreux en RCA.
Mamadou Ngarit a fustigé « le comportement rétrograde de certains fils du pays qui alimentent des réseaux de détournement d'argent dans les régies financières malgré les efforts du Chef de l'Etat François Bozizé pour faire de la République Centrafricaine un Etat prospère et respecté. »
Premier président de la République Centrafricaine, qu'il a créée le 1er décembre 1958, Barthélemy Boganda est mort le 29 mars 1959 suite à un crash d'avion alors qu'il revenait de Berbérati (384 à l'ouest de Bangui) où il venait d'implanter le drapeau centrafricain.
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Aimé Lékéliho/ACAP
30 mars 2006