LA LISTE DES NOUVEAUX MINISTRES DE FAUSTIN TOUADERA

Un nouveau gouvernement à Bangui
Bangui, 28 jan. (ACAP)- Le président Bozizé a nommé, lundi 28 janvier par décret, le gouvernement du nouveau Premier ministre Faustin Touadéra, nommé le 22 janvier dernier, a appris l'ACAP, de source officielle.




Onze personnalités font leur entrée au sein de ce cabinet de 29 membres, dont 4 ministres d'Etat et 6 ministres délégués.

Parmi elles, on compte Mme Bernadette Sayo, présidente de l'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (Ocodefad), association regroupant notamment les victimes de viols et autres violences enregistrés lors des conflits de 2002 et 2003.

Plusieurs ténors de la majorité présidentielle font également leur entrée au gouvernement. Il s'agit de Jean Serge Wafio du Parti démocratique centrafricain (Pdca), Cyriaque Gonda du Parti national pour un Centrafrique nouveau (Pncn), Gaston Mackouzangba du Parti de l'unité nationale (Pun) et Ambroise Zawa, du Mouvement pour la démocratie et le développement (Mdd du défunt président David Dacko).

S'agissant des partants, il convient de signaler le colonel Charles Massi, président du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), qui quitte le ministère du développement rural, Côme Zoumara, qui abandonne le prestigieux portefeuille des Affaires étrangères et Jacques Boti, ancien syndicaliste siégeant au gouvernement depuis 2003.

Les ministères de l'Intérieur, des Finances, des Mines, de la Justice, du Plan et de la Défense nationale n'enregistrent aucun changement.

La publication du gouvernement de Faustin Touadéra intervient 6 jours après la nomination de ce dernier, censé trouver une solution d'urgence aux revendications des fonctionnaires en grève depuis le 2 janvier dernier pour réclamer des arriérés de salaires.




La liste complète des membres du nouveau gouvernement
A- Ministres d'Etat
1. Ministre d'Etat au Développement rural : Monsieur Teya Jean-Eudes
2. Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale : Monsieur Maliko Sylvain
3. Ministre d'Etat aux Mines, à l'Energie et à l'Hydraulique : Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï
4- Ministre d'Etat aux Transports et à l'Aviation Civile: Colonel Mbay Parfait Anicet

B- Ministres

5. Ministre de la Défense nationale, des Anciens combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée, le Général d'Armée François Bozizé,
6. Ministre de l'Intérieur Chargé de la Sécurité publique, le général de Brigade Raymond Paul Ndougou
7. Ministre de la Famille , des Affaires Sociales et de la solidarité Nationale, Mme Pangonéndji Ndakala Marie Solange
8. Ministre de la Jeunesse des Sports des Arts et de la Culture , M. Kolingba Zanga Désiré,
9. Ministre des Finances et du Budget, M. Bizot Emmanuel
10. Ministre de la Justice Garde des sceaux, M. Maleyombo Thierry Savonarole
11. Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de Nouvelles technologies, M. Gouandjika Fidèle,
12. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec le Parlement, M. Ngon Baba Laurent
13. Ministre du Développement du Tourisme et de l'Artisanat, Mme Sayo Bernadette
14. Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration régionale et de la Francophonie , M. Kombo Yaya Dieudonné
15. Ministre de l'Equipement et du Désenclavement, M. Samba Panza Cyriaque
16. Ministre de la Fonction Publique, du Travail de la sécurité sociale et de l'Insertion Professionnelle des jeunes, M. Mackouzangba Gaston
17. Ministre des Eaux Forêts Chasses et Pêches et de l'Environnement, Mme Mboïssona Yvonne
18. Ministre de la Santé Publique de la Population et de la Lutte de contre le Sida, M. Ntelnoumbi Faustin
19. Ministre de l'Education Nationale de l'Alphabétisation de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche : M. Lalah Bonamna Bernard
20. Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, Mme Epaye Emilie Béatrice ;
21. Ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation Nationale, M. Gonda Cyriaque ;
22. Ministre de la Reconstruction des Edifices Publics, de l'Urbanisme et de Logement, M. Wafio Jean Serge

Ministres délégués
23. Ministre Délégué auprès du Ministre D'Etat au développement Rural Chargé de l'Agriculture, Dr. Banzokou David ;
24. Ministre délégué auprès du ministre d'Etat aux Mines, à l'Energie et à l'Hydraulique chargé de l'Energie et de l'Hydraulique, M. Mekondongo Jean Chrysostome ;
25. Ministre Délégué auprès du ministre d'Etat au Plan à l'Economie et à la Coopération Internationale, chargé de la Coopération Internationale, Mme Hassen Marie Reine ;
26. Ministre Délégué auprès du ministre de l'Education Nationale, de l'Alphabétisation, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche chargé de l'Enseignement Primaire et Secondaire, M. Zawa Ambroise ;
27. Ministre Délégué auprès du ministre de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du désarmement et de la restructuration de l'Armée chargé du Désarmement, de la restructuration de l'Armée, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, M. Bozizé Francis
28. Ministre Délégué auprès du ministre de Commerce de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises Chargé du Guichet Unique, M. Zingas Aurélien Simplice ;
29. Ministre Délégué auprès du ministre des Eaux Forêt Chasses et Pêches et de l'Environnement chargé de l'Environnement, M. Adouma Raymond



Lundi 28 Janvier 2008 - 16:11
ACAP

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# Posté le mardi 29 janvier 2008 05:59

MITTERRAND L'AFRICAIN ?


Mitterrand l'Africain ?
Egrégore
La complexité des relations franco-africaines ne cesse de donner le tournis à bon nombre d'observateurs. S'intéressant au sinueux parcours africain de l'ancien président de la République française, en l'occurrence François Mitterrand, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, à travers la vie politique de cet illustre personnage, décortique avec minutie les réseaux mis en place par Jacques Foccart et entretenus par quelques africanistes de gauche ; il nage dans les eaux troubles de la Françafrique pour mieux expliquer la puissance des lobbies qui imposent la continuité dans les rapports entre la France et l'Afrique.
À l'heure où l'actualité africaine est entre autres dominée par les conflits, l'exode de nombreux jeunes, la lente "colonisation" de ce continent par la Chine, d'aucuns ne cessent de s'interroger sur le devenir des relations franco-africaines après François Mitterrand et Jacques Chirac.
Cet ouvrage donne quelques pistes très utiles à la compréhension des futures relations franco-africaines. On y évoque également un lien de près de quarante-cinq ans entre un homme - que d?aucuns qualifient de "mythe errant" - et tout un continent, des méandres et des écueils qui ont enseveli des tas de secrets dans des marigots africains...

Titre : Mitterrand l'Africain ?
Editeur : Les Editions de l'Egrégore (http://www.editions-egregore.com)
Parution : 23 octobre 2007
Pagination : 232 pages
ISBN : 978-2-916335-03-2
Format : 14x22,5 cm
Prix : 18 euros

L'auteur :
Membre du Bureau fédéral du Parti Socialiste de Paris et président du club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains, Gaspard-Hubert Lonsi Koko reste fidèle à ses engagements humanistes. Après "Un nouvel élan socialiste" et "Le demandeur d?asile", il poursuit la réflexion sur les rapports Nord-Sud avec "Mitterrand l?Africain ?".
Site personnel : http://www.lonsi-koko.net
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# Posté le jeudi 14 février 2008 08:54

COMMENT WADE RAILLE SES OPPOSANTS

COMMENT WADE RAILLE SES OPPOSANTS
Wade raille ses opposantsPar Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | lundi 28 avril 2008 | 846 lectures
Le Secrétaire général national du Parti démocratique Sénégalais (Pds) et président de la République, Me Abdoulaye Wade a, encore, raillé son opposition. Il a, lors du Bureau politique du samedi 26 avril dernier de son parti, transformé en Convention nationale, cherché à tourner en dérision Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste (Ps), Moustapha Niasse de l'Alliance des forces de progrès (Afp) et Amath Dansokho du Parti de l'indépendance et du travail (Pit) en minimisant leur niveau d'études. Me Wade a annoncé que son parti sera en congrès en novembre et/ou décembre avant d'exhorter les militants à procéder aux renouvellements de toutes les structures. Il a fait part d'une série de tournées politiques à travers le pays en octobre qu'il compte effectuer.
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Abdoulaye Wade

Parti Démocratique Sénégalais - Pds
Le Parti démocratique Sénégalais (Pds au pouvoir) sera en congrès en novembre et décembre 2008 prochain. L'annonce a été faite par son secrétaire général national et président de la République, Me Abdoulaye Wade lors de la réunion de son Bureau politique qui a été transformé en Convention nationale et qui s'est tenue le samedi 26 avril au siège du Pds sur la Voie de dégagement nord (Vdn). Il a demandé aux militants de procéder aux renouvellements des sections, des fédérations, comités, bref de toutes les structures du Parti. Me Abdoulaye Wade a, dans le même ordre d'idées, annoncé qu'il sera en tournée à partir du mois d'octobre. Une tournée qui le mènera partout dans le pays.

Le leader du Pds a profité de cette ambiance de meeting politique pour s'attaquer encore une fois à son opposition. Ces principales cibles ont été les Secrétaires généraux du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, de l'Alliance des forces de progrès (Afp), Moustapha Niasse et du Parti de l'indépendance et du travail (Pit), Amath Dansokho et un peu celui de La Ligue démocratique/Mouvement pour le parti et le travail (Ld/Mpt), le Pr. Abdoulaye Bathily. Pour lui, « ces gens n'ont pas le profil adéquat pour le succéder, qu'ils sont disqualifiés d'avance du fait de leur niveau d'études pour prétendre au siège présidentiel ». Le secrétaire général national du Pds a fait savoir « que Ousmane Tanor Dieng n'a qu'un seul diplôme qu'il a obtenu à l'Ecole nationale de l'administration et de la magistrature (Enam). C'était un apprenti-géomètre qui a profité de la politique pour se faire un nom ». Et de marteler : « il est disqualifié, il ne connaît rien du tout ».

Wade tente de ridiculiser les leaders de l'opposition

Abdoulaye Wade a logé à la même enseigne Moustapha Niasse, son ancien Premier ministre au tout début de l'alternance. Selon lui, le leader des progressistes n'aurait qu'une licence en droit. « Ce qui ne représente rien du tout, de nos jours », a-t-il ajouté. Le secrétaire général du Parti de l'indépendance et du travail (Pit) en a également pris pour son grade. « Amath Dansokho n'a aucun diplôme, donc il ne saurait me remplacer », a indiqué le président Abdoulaye Wade.

Le secrétaire général national du Pds n'a pas épargné son prédécesseur à la tête de l'Etat du Sénégal dans ces diatribes. Pour lui, « le président Abdou Diouf n'aurait été qu'un simple préfet et technocrate ».

Déconsidérant les leaders de l'opposition il les a mis à la même table que les jeunes de son parti dans le cadre d'un Conseil des ministres. « Il y a trois à quatre leaders politiques qui disent qu'ils veulent être président, je vais les inviter en Conseil des ministres pour qu'ils s'asseyent avec mes jeunes. S'ils ont du culot, ils n'ont qu'à venir au prochain Conseil des ministres accompagnés par les journalistes pour parler avec les jeunes de mon parti. Ils connaîtront alors leurs vrais interlocuteurs. Ils vont prendre la clé des champs avant la fin du Conseil des ministres. Ils sont ignares et ne se taisent pas ».

Abdoulaye Wade se dit convaincu que l'opposition réunie au sein du Front « Siggil » Sénégal bavarde alors que lui, il travaille. Selon Abdoulaye Wade, « l'opposition est désespérée par la bêtise qu'elle a faite soi-même, par le harakiri qu'elle a fait soi-même. Personne ne leur a demandé de boycotter les élections. Mais c'est là où se limite leur vision des choses. Comme ils se sont rendus compte de leurs erreurs, ils sont désespérés ».

Convention nationale aux allures de meeting

Abdoulaye Wade a, dans la foulée, galvanisé les jeunes de sa formation politique. « Nous aurons de plus en plus des jeunes qui sont formés qui ont des maîtrises, qui ont des Deug, des doctorats dans tous les domaines », a-t-il affirmé. Après ces attaques en règle contre les leaders de l'opposition membres du front « Siggil » Sénégal, le leader du Pds a invité ses militants à adhérer à son programme dénommé « la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana) ». Il a cherché à convaincre les libéraux à cultiver la terre et à refuser la fatalité pour le succès de la Goana. « Il n'y a pas d'émeutes de la faim et il n'y aura pas d'émeutes de la faim au Sénégal. Nous ferons la fête de l'abondance au Sénégal. Nous prendrons leur contre-pied pour leur montrer que nous sommes capables », a-t-il expliqué. Pour lui, il s'agit d'un défi. « C'est notre dignité qui est en jeu », a-t-il lancé.

« Lorsque nous pouvons nous prendre en charge, il n'y a pas de raison d'accepter la fatalité. Nous ne sommes pas contre l'aide extérieure, il y a des choses que nous ne pouvons pas faire même si nous acceptons l'aide. Mais, il faut qu'il nous trouve à l'½uvre, en train de travailler. Il faut que toute la nation soit mobilisée avec l'objectif de réaliser le grand projet que j'ai donné le nom de grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana). Comme une seule armée, nous allons attaquer la fatalité et nous allons gagner. Tout le monde à la campagne pour faire des fermes modernes », a fait comprendre le président de la République.

C'est devant des militants libéraux déchainés et acquis à sa cause que le secrétaire général national du Pds a tenu ce discours. Face à une foule applaudissant, exultant après chaque phrase, Abdoulaye Wade a chargé l'opposition et lancé un appel pour une large adhésion à la Goana. La Convention nationale du Pds organisée en lieu et place de la réunion de Bureau politique a été moment de ferveur politique pour le parti au pouvoir qui est resté assez longtemps sans réunir ce monde.
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# Posté le lundi 28 avril 2008 16:24

EXCLUSIF:BENGUE BOSSIN INTERPELLE SARKOZY AU SUJET DE LA PLAINTE DE LA FRANCE SUR LA MOR DE BOGANDA

EXCLUSIF:BENGUE BOSSIN INTERPELLE SARKOZY AU SUJET DE LA PLAINTE DE LA FRANCE SUR LA MOR DE BOGANDA
FONDATION

«PANAFRICAN UNION»

POUR UNE AFRIQUE EN UN SEUL ETAT FEDERAL
ET EN CINQ (5) ETATS FEDERES
Tél. : (236) 75 50 80 30 / 75 04 22 86 Bangui (RCA)




Bangui, 14 avril 2008


LETTRE OUVERTE


A

LA TRES HAUTE ATTENTION
DE MONSIEUR NICOLAS SARKOZY
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
PALAIS DE L'ELYSEE
RUE DU FAUBOURG SAINT HONORE
75 008 PARIS (France)


OBJET : la plainte en diffamation intentée contre nous par le gouvernement français qui se cache derrière le régime de Bangui qui, à son tour, se cache lui-même derrière le général Xavier Sylvestre YANGONGO ; demande pour la levée du secret défense relatif à l'affaire de l'enlèvement et de la déportation du président Barthélemy BOGANDA, de Albert FAYAMA et de Prosper KANGALA le 29 mars 1959 et pour le rapatriement de leur dépouille.


Monsieur le Président de la République française,


Le 15 janvier 2008, suite à une correspondance de l'honorable Alphonsine BOGANDA, la première fille du président fondateur de la RCA, présidente du Comité Ad Hoc pour le triomphe de la vérité sur la déportation du président BOGANDA, correspondance adressée au ministre centrafricain de la justice pour dénoncer les pressions du gouvernement français tendant à obtenir des autorités centrafricaines notre arrestation et notre empoisonnement à la suite de la révélation de la déportation du président BOGANDA, le 29 mars 1959, nous avons donc été convoqués le 15 janvier 2008, Alphonsine BOGANDA, le Conseiller Jean-Pierre SILAKAMAKO et moi-même, et avons tous été arrêtés, illégalement, bien sûr, durant neuf (9) jours, sans avoir été présentés au parquet à l'issue du délai légal de deux jours. Officiellement, nous avions été entendus à la gendarmerie, sur procès verbal, sur notre prétendue implication dans le durcissement de la grève des travailleurs du secteur public. C'est honteux !

Cependant, et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, le 24 janvier 2008, nous avons été enfin conduits au parquet et, au lieu de nous inculper et de nous faire juger, l'on nous avait plutôt proposé notre libération, à l'initiative du ministre de la justice, un certain Thierry MALEYOMBO, et de signer, en contrepartie, un engagement écrit en vertu duquel nous n'allons plus évoquer, publiquement, la déportation du président BOGANDA classée secret défense. Et cela, afin d'éviter des troubles à l'ordre public pouvant découler d'éventuelles révoltes antifrançaises, d'une part et, d'autre part, de laisser l'Etat et la justice régler cette affaire avec la France. Après deux heures de vaines protestations, nous avons finalement signé cet engagement, en présence de nos avocats.
Mais, depuis lors, nous nous sommes rendu compte que le pouvoir de Bangui, suite aux pressions de la France, a plutôt mis en place une véritable stratégie de nature à étouffer cette affaire en essayant de faire croire que cette odieuse déportation n'est pas vraie. C'est ainsi que l'on a pu assister, le 29 mars dernier, à un véritable cirque, pour le moins indécent, lors duquel le régime BOZIZE a essayé de faire croire qu'un membre du cabinet présidentiel, à savoir le prétendu général Xavier Sylvestre YANGONGO, qui n'a jamais franchi le cap de l'école primaire, serait devenu un grand professeur d'histoire et un génie de la science politique capable d'éclairer la nation sur cette affaire. Et cela, notamment en mettant à sa disposition la radio et la télévision d'Etat pour une conférence de presse à laquelle nous n'avons pas droit.
Pire, la France elle-même n'a ménagé aucun effort pour empêcher la diffusion de cette révélation à la radio et à la télévision centrafricaine et surtout à Radio France Internationale, notamment en taisant notre arrestation, à la différence de celles du journaliste centrafricain Faustin BAMBOU et du nigérien Moussa KAKA qui roule pour la France.

Mais, malheureusement pour la France, le peuple n'est pas dupe, car il a vite compris que si cette déportation n'était pas vraie, la moindre des choses, c'est que nous aurions plutôt dû être invités à la radio et à la télévision nationales pour en débattre, et jamais nous n'aurions dû être arrêtés, jamais l'Etat centrafricain n'aurait dû arrêter l'honorable Alphonsine BOGANDA et la radio RFI en aurait abondamment parlé.

Mieux, jamais le Président BOZIZE n'aurait pu refuser de recevoir les veuves FAYAMA et KANGALA ainsi que Alphonsine BOGANDA qui lui avaient demandé, collectivement et officiellement, d'être reçues en présence du professeur GOUMBA, de monsieur ADAMA-TAMBOUX, des ministres encore vivants du président BOGANDA, du général YANGONGO et de nous même. Et cela, afin qu'elles puissent lui dire, publiquement, à la radio et à la télévision, qu'à l'époque, les trois familles n'avaient pas vu de corps, n'avaient pas procédé à la reconnaissance formelle des dépouilles des leurs et que, pire que cela, elles avaient été convoquées, à tour de rôle, les 09, 13 et 15 avril 1959, au tribunal de Bangui, où le procureur DONZEAU, un français, leur avait rendu, et INTACTS, les effets de leur mari, notamment les habits qu'ils portaient ce jour là. Sans compter que, à ce jour, aucune des trois familles n'a pu se faire délivrer un acte de décès.
Pire, le 04 février 2008, le même régime du président BOZIZE, à la demande probable du général YANGONGO qui avait acheté notre livre quelques jours plus tôt, a cru devoir faire saisir cet ouvrage par la gendarmerie à son lieu de vente, en plein centre ville, avant de faire encercler notre domicile et de le perquisitionner, sans mandat, pour rechercher d'autres exemplaires de cet ouvrage qui empêche la France de dormir.

Ainsi, désormais, quoi que fassent la France et le régime de Bangui, le peuple centrafricain et le monde entier savent, mieux que jamais, que le pays de René CASSIN, qui prétend être la championne du monde en matière de défense des droits de l'homme avait, bel et bien, organisé l'enlèvement et la déportation du président BOGANDA déguisés en accident d'avion, le 29 mars 1959, comme ceux, jadis, de bien d'autres leaders africains, dont Ahmed BEN BELLA d'Algérie, Habib BOURGUIBA de Tunisie, Abdel KRIM et MOHAMED V du Maroc, SAMORY TOURE de Guinée, la reine RANAVALONA III de Madagascar, le roi BEHANZIN du Dahomey, KARINOU NGAÏNOUBEM de l'Oubangui-chari, MATSOUA du Congo et Léon M'BA du Gabon, pour ne citer que ceux-là.

Aussi, le régime de Bangui ayant été incapable de prendre ses responsabilités, dès lors qu'il n'est pas libre, pour exiger de la France de restituer la dépouille du président BOGANDA et de libérer Albert FAYAMA et Prosper KANGALA, avons-nous l'honneur de Vous prier, au nom du peuple centrafricain et de tous les peuples des autres anciens territoires membres des futurs Etats-Unis d'Afrique latine chers à feu le Président fondateur de la République centrafricaine de bien vouloir restituer à ces pays, et plus spécialement à la Centrafrique, la dépouille de cet illustre fils de l'Afrique, enlevé par les services secrets français, faut-il le répéter, le 29 mars 1959 et déporté probablement aux Antilles où il aurait trouvé la mort en mars 1986.

Veuillez croire, Monsieur le Président, que l'Afrique et les Africains, dans leur ensemble, Vous seraient infiniment reconnaissants d'ordonner, en ce sens, la levée du SECRET DEFENSE qui frappe, depuis 1959, les conclusions de l'enquête du célèbre aviateur Maurice BELLONTE relative à cette affaire. Et cela, afin que:

1) Les lieux de détention et d'inhumation du président Barthélemy BOGANDA soient rendus publics pour que la Fondation et la famille de cet illustre fils de l'Afrique, conduite par sa première fille, Alphonsine BOGANDA, et son vrai neveu, Paul KONGA, puissent enfin aller ouvrir sa tombe, là où il a été déporté, pour procéder à un test ADN de vérification avant de rapatrier ses restes pour les enterrer dans son pays qui lui était très cher et, le cas échéant, dans la cour d'honneur du Palais de l'Assemblée nationale, à Bangui. Et cela, à l'instar de l'empereur NAPOLEON BONAPARTE, décédé et enterré en 1821 sur l'île d'ELBE, sous souveraineté britannique, avant que sa dépouille ne soit déterrée, dix neuf (19) ans plus tard, en 1840, pour être rapatriée en France où elle fut enterrée aux Invalides, au c½ur de Paris; à ce propos, il faudrait noter qu'un livre a été publié en décembre dernier, en France, après de longues recherches scientifiques, pour préciser que, en fait, cet empereur français n'était pas mort de maladie, mais plutôt suite à un empoisonnement. Et, Vous en conviendrez avec nous, son auteur n'a été ni jeté en prison, ni poursuivi pour diffamation par un quelconque descendant;

2) L'on puisse savoir, enfin, si le député Albert FAYAMA, né en 1928, et Prosper KANGALA, né en 1929, adjoint au maire de la ville de BERBERATI, enlevés et déportés ensemble avec le président BOGANDA à l'époque, sont encore en vie, auquel cas ils devraient alors être remis en liberté et, dans le cas contraire, que leur sépulture respective nous soient aussi indiquées pour que leurs restes soient déterrés et rapatriés pour être enterrés en Centrafrique.

Monsieur le Président de la République française,

En acceptant, le cas échéant, de satisfaire à cette demande, la France donnerait la preuve absolue que le pays du général Charles de Gaulle de l'an 2008 n'est point celui de 1959 attaché maladivement au colonialisme et au néo-colonialisme, une forme à peine voilée de l'esclavagisme qu'avait dénoncé et combattu, héroïquement, de dignes et prestigieux fils de la même France, dont Victor SCHOELCHER (1804 -1893).

D'ores et déjà, Monsieur le Président, nous tenons, aussi bien au nom des dirigeants de la Fondation qu'à celui des peuples des pays de l'ex AEF, à Vous féliciter et à Vous rendre un hommage particulier pour le silence que la République française a bien voulu observer depuis que nous avons révélé, par voie de presse, le 08 novembre 2007, l'enlèvement et la déportation du président BOGANDA et de ses deux compagnons par les services secrets français sur ordre du général de Gaulle.

Et cela, d'autant que, après la plainte que nous avons déposée le 15 janvier 2008 contre la France et ses principaux dirigeants d'alors, à la demande expresse et réitérée du régime de Bangui, alors que nous étions plutôt pour des négociations diplomatiques, la République française a continué à observer ce même silence, pour le moins significatif et majestueux, magnanime même, qui atteste non pas seulement qu'elle reconnaît sa culpabilité, mais aussi et surtout qu'elle regrette très sincèrement cet épisode de la guerre froide. Et, logiquement, cela ne peut que forcer respect et admiration, contrairement à un éventuel et malencontreux démenti ou une hypocrite plainte en diffamation contre notre modeste personne, de la part de la France, qui aurait plutôt contribué à décrédibiliser davantage le pays de Jean JAURES et d'Aristide BRIAN que tout Africain, de plus en plus, a plutôt tendance à haïr.

Cependant, Monsieur le Président, certains milieux officiels français, peut être à Votre insu, n'ont cessé, depuis décembre 2007, d'exercer de très fortes pressions sur le régime de Bangui qui, dans un premier temps, avait cru devoir procéder, illégalement et de la manière la plus lâche et la plus grossière qui soit, à notre arrestation dont il est question ci-dessus.

Dans un deuxième temps, le régime de Bangui, toujours soumis aux pressions des milieux français dont il est question ci-dessus, avait illégalement ordonné à la gendarmerie, sans obtenir au préalable une décision de justice, de saisir notre opuscule de quatre vingt cinq (85) pages publié à partir du 14 janvier 2008 en attendant la parution en France de notre livre de près de cinq cent (500) pages qui révèle l'enlèvement et la déportation du Président BOGANDA. Aussi, nous ne pouvons que saisir cette occasion pour Vous informer que nous avons mis, très gracieusement, à Votre disposition, auprès de l'ambassade de France à Bangui, deux (2) exemplaires de cet ouvrage qui étale, au grand jour, de la manière la plus irréfutable qui soit, après vingt (20) ans d'enquête, les preuves de ce crime pour le moins odieux.

Enfin, ces mêmes milieux français, réputés pour leur finesse et leur subtilité, de sources françaises concordantes, auraient mis en place un plan diabolique et lâche destiné à obtenir notre arrestation, une nouvelle fois, afin que nous soyons, pendant cette nouvelle détention, empoisonné. L'objet de cet empoisonnement, loin de nous donner la mort, serait plutôt de nous rendre fou, et cela, afin de permettre à la France de soutenir que la déportation clandestine du très populaire Président BOGANDA que nous avons révélée n'est qu'une vue de l'esprit qui serait due aux prémisses de cette future folie.

Ainsi, pour obtenir cette arrestation, toute une stratégie aurait été mise en place depuis Paris, consistant notamment à faire croire que l'Etat français et le régime de Bangui n'ont rien à voir avec cette nouvelle interpellation programmée et que ce serait la famille BOGANDA, à travers le soldat Xavier Sylvestre YANGONGO, qui aurait porté plainte contre notre modeste personne pour avoir diffamé le président BOGANDA.
Aussi, dès lors qu'un huissier de justice vient de nous notifier, par citation directe, le jeudi 10 avril 2008, que nous sommes cité à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Bangui le jeudi 24 avril 2008, pour diffamation contre le Président BOGANDA, que nous défendons plutôt, nous tenons ici, au nom des peuples des ex territoires de l'AEF, en général, très attachés au président BOGANDA, et au nom du peuple centrafricain, en particulier, à attirer, à travers Vous, l'attention du peuple français, attaché à la liberté, à la Charte des nations unies qui pose le principe du droit des peuples à l'autodétermination et de l'égalité souveraine des Etats, sur ce qui suit :

1) Le monde entier, en lisant notre ouvrage de 85 pages, sait, pertinemment, que loin de diffamer le président BOGANDA, les patriotes, dont sa fille Alphonsine BOGANDA, son vrai neveu Paul KONGA, Jean-Pierre SILAKAMAKO (le neveu du député FAYAMA lui aussi déporté), les autres patriotes et moi-même ne faisons, au contraire, que défendre cet illustre personnage;
2) Même si les dirigeants français s'imaginaient encore que les Noirs sont des êtres arriérés, nul n'est cependant dupe et d'aucuns savent que s'il y a lieu de se plaindre en justice pour cause de diffamation, c'est naturellement du côté de l'Etat français et des familles des dirigeants français de l'époque contre lesquels l'honorable Alphonsine BOGANDA et moi-même avions déposé plainte le 15 janvier 2007, à la demande pressante du régime de Bangui, précisément de son ministre de la justice, pour enlèvement et déportation, actes constitutifs de crime contre l'humanité, donc imprescriptibles;
3) Ainsi donc, il est clair et évident que la plainte déposée par le fameux général Xavier Sylvestre YANGONGO contre notre modeste personne, paradoxalement au nom de la famille BOGANDA est, en réalité, une plainte déposée par le cabinet présidentiel du général BOZIZE sur lequel la France ne cesse d'exercer de très fortes pressions, cabinet dont le général YANGONGO est membre ; et c'est le monde à l'envers car la question se pose, tout logiquement, de savoir pourquoi la famille BOGANDA, victime de la France, se plaindrait-elle en justice contre ceux-là même qui se battent, au prix de leur vie, connaissant la cruauté des services secrets français, pour obtenir le triomphe de la vérité et le rapatriement des dépouilles des trois héros du peuples disparus le 29 mars 1959 ? Surtout que, selon le code de la famille, donc selon la Loi, les enfants naturels et les enfants légitimes, aussi bien en RCA qu'en France, ont les mêmes droits et sont en priorité les ayants droits de leurs père et mère : en conséquence, juridiquement, puisque l'honorable Alphonsine BOGANDA est elle-même la Présidente du Comité Ad Hoc pour le triomphe de la vérité dans cette affaire BOGANDA, de quel droit le général YANGONGO peut-il usurper le titre de représentant légal de la famille BOGANDA pour s'opposer à la manifestation de la vérité, étalant au grand jour qu'il n'est qu'un traître au service de la France ? Parce qu'il serait le neveu du président BOGANDA ? Et, dès lors que les neveux, juridiquement, ne passent pas avant les enfants naturels et les enfants légitimes, le général YANGONGO, qui n'est que le fils du demi-frère du président BOGANDA, aurait-il plus de droit que Paul KONGA, le fils de la propre s½ur (même père et même mère) du président BOGANDA, qui, lui, soutient la Fondation et le Comité Ad Hoc ?
4) En vérité, tous les centrafricains et le monde entier ont compris que le soldat Xavier Sylvestre YANGONGO, abusivement nommé général, a bel et bien agi plutôt au nom de la Présidence de la République dont il est membre du cabinet. Et cela, suite aux pressions françaises exercées dans le but d'étouffer cette affaire tout en cherchant, parallèlement, à nous discréditer, le général BOZIZE ne pouvant pas s'impliquer davantage et directement dans l'exécution du plan français ourdi pour étouffer cette affaire. Et cela, du fait de ses conséquences politiques, notamment électorales.
En effet, dès lors que notre livre a mis en cause l'Etat français et ses dirigeants de l'époque, cités nommément, si la France croit devoir nier l'enlèvement et la déportation du président BOGANDA par ses services secrets, pourquoi, depuis novembre 2007, a-t-elle préféré observer un silence assourdissant au lieu de faire un vibrant démenti et d'engager elle-même des poursuites judiciaires contre nous ? Pourquoi le gouvernement français a-t-il exercé de très fortes pressions sur le régime de Bangui pour que ce dernier s'oppose à la demande signée par l'honorable Alphonsine BOGANDA, par les veuves FAYAMA et KANGALA, en date du 14 novembre 2007 et déposée aussi bien à la présidence de la République qu'à l'Assemblée nationale, à Bangui, aux fins de procéder à l'ouverture de la fallacieuse tombe de BOBANGUI devant les organisations de défense des droits de l'homme et de grandes chaînes de télévision du monde entier afin de voir le contenu du cercueil et, surtout, de procéder à un test ADN ?
Logiquement, subséquemment, après cette vérification scientifique, s'il s'avérait que le président BOGANDA n'avait pas été déporté, mais qu'il était bel et bien mort et enterré à BOBANGUI, nous même nous serions le premier à exiger d'être jugé et d'être condamné; par contre, en exigeant du régime de Bangui de refuser l'ouverture de la tombe et de nous faire plutôt arrêter et de nous obliger à signer un engagement par lequel nous renonçons à évoquer cette déportation, la France a, incontestablement, tout avoué et devrait plutôt faire preuve d'honorabilité en acceptant de rapatrier les dépouilles et de dédommager le peuple centrafricain;

5) Et cela est d'autant plus indéniable que notre petit opuscule qui a été saisi le 04 février 2008 alors qu'il était en vente en ville ne l'a pas été à la demande de la famille BOGANDA, ni suite à une décision de justice, mais probablement sur ordre de l'ambassade de France à Bangui : c'est dire que le procès qui aura éventuellement lieu le 24 avril 2008 n'est pas une action de la famille BOGANDA, qui ne peut être représentée que par Alphonsine BOGANDA, mais celle, bien sûr, de l'Etat français qui navigue, comme à son habitude, à visage non découvert.
Et cela, pour essayer de nier la déportation du président BOGANDA en essayant d'en faire une AFFAIRE JUDICIAIRE CENTRAFRICANO-CENTRAFRICAINE, alors qu'il s'agit, bel et bien, d'une affaire POLITIQUE CENTRAFRICANO-FRANCAISE.
Et, de toute façon, puisque toute la RCA, notamment le général YANGONGO lui-même, admet que le président BOGANDA appartient au patrimoine national et ne peut être réduit à des considérations bassement familiales, s'il y a lieu d'engager des poursuites contre qui que ce soit qui aurait diffamé le Fondateur de notre pays, c'est à la collectivité nationale, à travers l'Assemblée nationale, d'engager ces poursuites, et non à un demi neveu, traître à sa patrie et qui est à la RCA ce que PETAIN, LAVAL, DARLAN, ou DALADIER furent à la France.

Monsieur le Président de la République française,

Il conviendrait de relever, par ailleurs, que le cabinet de la Présidence de la République centrafricaine qui a succombé aux pressions françaises en acceptant de nous poursuivre hypocritement en diffamation à travers l'un de ses membres, à savoir le nommé Xavier Sylvestre YANGONGO, en essayant de faire croire que c'est au nom et à la demande de la famille BOGANDA que ce dernier agit, ce qui est bel et bien faux, est, Vous en conviendrez avec nous, d'une étourderie et d'une lâcheté sans nom, car l'enquête sur la mystérieuse disparition du président BOGANDA ne résulte pas de notre initiative personnelle, mais d'une mission officielle qui nous a été confiée par les plus hautes autorités de l'Etat suite au Dialogue national de 2003. En effet :

1) C'est le général François BOZIZE lui-même qui avait, par Décret N. 03/219 du 26 août 2003, convoqué le Dialogue national (ANNEXE 1);

2) C'est encore lui qui, par Décret N. 03/220 du 26 août 2003, nous avait nommé REPRESENTANT DE L'EXECUTIF, avec le colonel Paul DIMASSI, dans le Bureau de ce Dialogue national, de concert avec le professeur Abel GOUMBA, son Premier ministre d'alors, dont nous étions le Conseiller politique (ANNEXE 2);

3) Le 14 octobre 2003, jour anniversaire du général BOZIZE, ce dernier s'était rendu au palais de l'Assemblée nationale où se tenait le Dialogue national où il avait délivré son message de PARDON ET DE PAIX;

4) Mais le général BOZIZE sait très bien ce qu'il avait dit en aparté à certains membres du Bureau du Dialogue et surtout à ceux du Bureau de la Commission « VERITE ET RECONCILIATION », alors présidée par l'un de ses cousins, ce qui a conduit cette Commission, le lendemain, à adopter une RECOMMANDATION datée du 15 octobre 2003 (voir page « 51 » du Rapport de cette Commission) et selon laquelle la lumière n'ayant pas été faite par le Dialogue sur la mystérieuse disparition du président BOGANDA, le 29 mars 1959, il fallait, après la fin du Dialogue, réactiver la Commission « VERITE ET RECONCILIATION » afin de poursuivre l'enquête sur la mort du président BOGANDA (ANNEXE 3);

5) Et, le 05 avril 2004, le même général BOZIZE avait, en sa qualité de chef de l'Etat, signé, de sa propre main, une lettre de mission officielle par laquelle il avait expressément chargé le professeur Abel GOUMBA, alors Vice-président de la République, de veiller à la mise en application de la Recommandation relative à la survie de la Commission VERITE ET RECONCILIATION chargée de poursuivre l'enquête sur la mystérieuse disparition du président BOGANDA (ANNEXE 4);

6) Le professeur GOUMBA, alors Vice-président de la République, en conséquence de la lettre de mission officielle ci-dessus, nous avait alors chargé de lui élaborer le projet d'un Arrêté portant création du COMITE AD HOC destiné à préparer la relance de la COMMISSION VERITE ET RECONCILIATION, notamment en allant en Afrique du sud pour s'inspirer des modalités d'organisation et de fonctionnement de leur très célèbre commission de ce type (voir ANNEXE 5);

7) En outre, le Vice-président de la République, par un autre Arrêté, daté du 03 septembre 2004, avait nommé douze (12) personnalités dans ce Comité, dont nous-même, alors Conseiller politique et diplomatique du Vice-président de la République, pour représenter ce dernier dans le Comité puis dans la Commission (ANNEXE 6);

8) L'actuel ministre de la justice, monsieur Thierry MALEYOMBO, notre ancien collègue au cabinet du Premier ministre Abel GOUMBA, celui-là même qui, depuis janvier 2008, fait tout, de concert avec les généraux BOZIZE et YANGONGO, pour étouffer l'affaire BOGANDA, exactement comme s'ils n'avaient pas pris part aux travaux du Dialogue national, était, à l'époque, Haut commissaire aux droits de l'homme à la Présidence de la République et avait demandé, expressément, par courrier, au Vice-président de la République, de bien vouloir accepter que les parents des victimes (donc familles BOGANDA, FAYAMA et KANGALA) fassent partie de ce Comité Ad Hoc (ANNEXE 7).

Aussi, Monsieur le président de la République française, Vous en conviendrez avec nous que les recherches que nous avions engagées, depuis 1987, sur la mystérieuse disparition du président BOGANDA, ont dû prendre un caractère officiel à la demande des plus hautes autorités de l'Etat et que les agissements des généraux François BOZIZE et Xavier Sylvestre YANGONGO, dans cette affaire, relèvent, simplement, d'une certaine lâcheté de leur part vis-à-vis de l'Etat français à qui ils auraient dû demander des comptes, notamment le rapatriement des restes du Président BOGANDA et la libération inconditionnelle de deux innocents moins âgés que le professeur GOUMBA, nous voulons citer, bien sûr, Albert FAYAMA et Prosper KANGALA.

Monsieur le Président de la République française,

Le professeur Abel GOUMBA qui s'est tu durant près de cinquante (50) ans en feignant d'ignorer la déportation du Président BOGANDA a cru devoir affirmer, sur les ondes de Radio Centrafrique, les 27 et 28 décembre 2007, en langue SANGÖ, que « les autorités françaises avaient fait faire une enquête sur l'accident d'avion du président BOGANDA, mais qu'elles ont décidé que les résultats de celle-ci doivent rester secrets durant trente (30) ans, délai prorogé, en 1989, à cinquante (50) ans » : ce secret, monsieur le Président, c'est lequel, si ce n'est que Maurice BELLONTE, l'aviateur chargé de cette enquête, avait découvert que l'avion tombé près de BODA n'était pas celui du fondateur de la RCA, les numéros de série du moteur et de la carlingue étant différents ?

Et, le même professeur GOUMBA, notre compagnon de lutte de depuis assez longtemps, d'oser affirmer, publiquement, à la radio nationale, le 29 mars 2008, à propos du président BOGANDA, en SANGÖ, que « ils l'ont tué, ils l'ont tué délibérément » : et quand les journalistes lui ont demandé, avec insistance, « qui a tué délibérément le Président? », il a répondu ceci : «mais, qui étaient à l'époque aux commandes de l'appareil de l'Etat, si ce n'est les Blancs, les colons ? » C'est dire que les langues, désormais, ont commencé à se délier car, et on le voit, il n'est plus question d'accident d'avion, mais d'assassinat, plutôt. C'est dire que le professeur GOUMBA ou le Président ADAMA-TAMBOUX finira par avoir, enfin, bientôt, le courage d'affirmer, publiquement, que ce secret de cinquante (50) ans est bel et bien celui de la déportation de notre illustre et bien aimé Président fondateur.

Ainsi, monsieur le Président, il est clair que ce n'est pas nous, mais l'ensemble du peuple centrafricain (représenté par les trois cents cinquante (350) Délégués du Dialogue national qui n'a, en fait, jamais cru à la mort du président BOGANDA, dès lors que personne n'avait vu de dépouille et qu'il n y a jamais eu d'acte de décès, ni pour lui, ni pour FAYAMA et encore moins pour KANGALA) qui a décidé de poursuivre cette enquête, sous l'autorité du Président BOZIZE.
Mais, puisqu'il a choisi de se dérober, en oubliant sa lettre de mission au Vice-président de la République Abel GOUMBA, nous avons décidé de publier les résultats de notre enquête et de les assumer, politiquement et historiquement, devant Dieu et devant le monde entier. Au prix de notre vie et de notre liberté, comme le polonais COPERNIC puis l'italien GALILEE qui révélèrent, tour à tour, que la terre n'est ni plate, ni immobile, mais ronde et en rotation, autour d'elle-même et autour du soleil.

En prenant connaissance de notre livre, Vous voudrez bien Vous rendre compte, Monsieur le Président de la République française, qu'il n y a point l'ombre d'un doute que le président BOGANDA avait été déporté. Et, quand nous avions, en tête à tête, dit au professeur GOUMBA, le 28 mars 2007, chez lui, que cette déportation est un complot très grave et que lui et moi devrions en informer le chef de l'Etat par NOTE confidentielle, il m'avait regardé, très longuement, fixement et silencieusement, et n'avait rien dit. Nous lui avions alors dit que nous allions le faire seul. Même attitude. Et, deux jours après, le 30 mars 2007, nous nous étions rendu chez monsieur Michel ADAMA-TAMBOUX, le tout premier Président de l'Assemblée nationale de la RCA, en 1960, celui-là même qui, publiquement, à la tribune du Dialogue national en 2003, dans une déclaration radiodiffusée, avait promis de révéler, le lendemain, le secret de la mystérieuse disparition du président BOGANDA du 29 mars 1959, avant de se rétracter, le lendemain, en affirmant, tout aussi publiquement, qu'il a été menacé toute la nuit, sans dire par qui. Et nous étions restés ensemble, de 09 h00 à 17h45, ce 30 mars 2007.

Monsieur le Président de la République française,

Comme Martin LUTHER KING l'avait déclaré le 03 avril 1968, la veille de son assassinat, nous savons, nous aussi, que « tout homme aspire à vivre très longtemps, mais qu'il se peut que ce ne soit pas notre cas...Nous sommes allé trop loin, et nous ne pouvons plus reculer ». Oui, nous sommes allé trop loin, depuis notre plus jeune âge, dans la lutte de notre pays, de notre continent, pour une vraie indépendance, pour le progrès et le mieux être, sur les traces du Président BOGANDA, de NASSER, N'KRUMAH, LUMUMBA, BOUMEDIENE, MANDELA, KHADAFI et des autres patriotes africains.

En conséquence, au nom de la Fondation PANAFRICAN UNION, organisation patriotique de l'Afrique centrale en général et de la RCA en particulier dont les dirigeants, militants et sympathisants sont obligés de vivre dans la clandestinité, à l'instar de ceux de l'ANC, hier en Afrique du sud, nous Vous demandons, très respectueusement, mais très vivement, de bien vouloir sauvegarder l'honneur de Votre prestigieux pays dont l'attitude officielle, depuis la révélation de la déportation du Président BOGANDA, force respect et admiration, dès lors que la République française, répétons-le, a, majestueusement, préféré garder le silence, un silence lourd de significations, témoignant ainsi qu'elle regrette ce que ses agents avaient cru devoir faire le 29 mars 1959 au Président BOGANDA.

Mais les peuples d'Afrique centrale, par la voix de la Fondation, Vous demandent, solennellement, d'aller plus loin, en rompant le silence et en faisant lever le secret défense décrété jadis par le général de Gaulle, selon Philippe DECRAENE, et de prendre les mesures qui s'imposent pour que la dépouille de l'illustre fondateur de la RCA soit rapatriée et que ses compagnons, Albert FAYAMA et Prosper KANGALA, soient libérés. Il en va de l'honneur de la France, de sa crédibilité et de ses relations avec l'Afrique, aujourd'hui et demain. Surtout demain.

Car, en reconnaissant la déportation, en faisant rapatrier la dépouille du Président BOGANDA, la France ferait enfin admettre au monde entier que le général de Gaulle n'était pas un homme d'Etat ordinaire, mais un grand homme. Car il faut bien être un homme d'Etat de nature exceptionnelle pour se permettre, en pleine guerre froide, de refuser les propositions et de résister aux pressions des milieux politiques, des colons et des services secrets qui exigeaient l'élimination physique du Président BOGANDA. Et cela, en leur imposant, par humanisme, par magnanimité, une simple déportation plutôt qu'un attentat contre son avion.

Monsieur le Président de la République française,

Rendons justice et hommage au général de Gaulle : car, malgré les enjeux de la guerre froide, faut-il le répéter ici, il n'a jamais ordonné l'assassinat du Président BOGANDA, il n'a jamais décidé de faire couler son sang. Et cela doit être su et salué.

Quant à notre modeste personne, en refusant les conseils du professeur Abel GOUMBA puis ceux du président ADAMA-TAMBOUX qui nous ont demandé, expressément, chacun de son côté, de ne pas révéler la déportation du président BOGANDA, c'est que nous avons, délibérément, décidé, après sept (7) mois de réflexion et de méditation, choisi de prendre ce risque, car, de notre point de vue, notre vie vaut moins que celle des quatre (4) millions de Centrafricains et des huit cents (800) millions d'Africains qui ont le droit et la soif de savoir la vérité, cette vérité qui va sans doute, à un moment donné, leur donner la force de se battre davantage pour libérer, réellement et totalement, puis d'unifier, les différents pays de notre cher continent noir.

C'est dire que, si les services secrets français, que ce soit directement ou par des traîtres Africains interposés, venaient à se venger en nous faisant assassiner ou empoisonner pour nous rendre fou, cela importe peu, car l'essentiel est que nous avons honorablement rempli notre mission, décidée par le Dialogue national, sur cette pitoyable terre des humains.
Et, malgré tout, après notre assassinat ou notre folie ourdie, programmée, chaque fois que notre nom sera évoqué, toute la France, sans exception, sera obligée de baisser la tête, des siècle et des siècles, voire des millénaires.

Mais la France peut, comme elle sait le faire souvent, rester en hauteur en reconnaissant sa faute, en proposant elle-même des réparations, ce qui, naturellement, ne pourrait qu'à nouveau forcer respect et admiration de la part de tous. Surtout qu'elle a la chance d'avoir pour Président, depuis l'an 2007, un homme qui est tout aussi grand et qui pourrait être encore plus grand que le très prestigieux général de Gaulle.

Tel est, Monsieur le Président de la République française, l'objet de cette lettre ouverte dont copie a été envoyée aux chefs d'Etat africains les plus anticolonialistes et au Secrétaire général des Nations unies, de même qu'aux partis politiques et à la presse, aussi bien en RCA qu'en France, avec diffusion sur l'Internet./.


Pour la FONDATION
SON PRESIDENT
Moammar BENGUE-BOSSIN
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# Posté le samedi 03 mai 2008 14:11

250 MILLIONS D'EUROS POUR FINANCER LES PROJETS EN AFRIQUE SUBSAHERIENNE

250 MILLIONS D'EUROS POUR FINANCER LES PROJETS EN AFRIQUE SUBSAHERIENNE
Agence Française de Développement A- A+


Initiative pour le soutien de la croissance en Afrique

A l'occasion de la visite du Président de la République en Afrique, la France a lancé le 28 février dernier une initiative qui vise à renforcer la croissance économique en Afrique sub-saharienne, allant ainsi de pair avec l'atteinte durable des objectifs du Millénaire.

L'initiative vise à favoriser le développement des entreprises privées locales en accompagnant en particulier les PME qui sont souvent les plus génératrices d'emploi. Elle consiste à élargir leur accès au financement, en mettant à leur disposition des prêts, des garanties et en prenant des participations.

L'initiative est mise en ½uvre par l'Agence Française de Développement, principal opérateur français de l'aide au développement, notamment au travers de sa filiale Proparco spécialisée dans le financement du secteur privé.

L'initiative se développera sur trois axes :

la création d'un fonds d'investissement africain de 250 millions d'euros
la mise en place d'un nouveau fonds de garantie de 250 millions d'euros
le doublement de l'activité de prêts et prise de participation de l'AFD auprès du secteur privé africain qui atteindra 2 milliards d'euros sur 5 ans.
L'engagement financier de la France sur cette initiative sera de 2,5 milliards d'euros. Il permettra de mobiliser 7,75 milliards d'euros grâce à l'effet d'entraînement des financements français sur d'autres investisseurs, y compris des investisseurs africains. Il permettra de soutenir 2000 entreprises et de créer plus de 300 000 emplois, portant ainsi le soutien de la France au secteur privé en Afrique à un niveau jamais atteint jusque là.



Création d'un fonds d'investissement africain

La France lance la création d'un fonds d'investissement africain de 250 M¤. Il favorisera la croissance des PME africaines en leur apportant une ressource financière de long terme et un appui en matière de management.

Ce fonds sera consacré à des opérations plus risquées que ce que le marché accepte spontanément de financer. Il s'intéressera notamment aux nouvelles frontières de l'économie, les secteurs sociaux, les pays ou zones en sortie de crise, les très petites entreprises, afin de susciter un effet d'entraînement sur l'économie. Il pourra catalyser, à terme, environ un milliard d'euros de capital risque sur le continent et créer et maintenir plus de 100 000 emplois.

Il s'agit, à travers ce fonds, de prendre principalement des participations dans des fonds d'investissement afin qu'ils prennent à leur tour des participations dans des entreprises ou des institutions de microfinance. L'objectif est de mettre en place une plateforme permettant de partager des risques et de créer un effet d'entraînement sur l'économie locale.

Cet outil financier permettra d'atteindre au moins vingt fonds différents eux mêmes actionnaires d'environ 800 PME. Il permettra l'émergence de gestionnaires de fonds locaux qui apporteront, en plus de leur soutien financier, un appui en termes de management, aux entreprises qu'ils soutiendront. Une partie des gains attendus sera réinvestie localement dans des programmes de formation et de service aux entreprises.



Création d'un fonds de garantie

La France lance la création d'un nouveau fonds de garantie, doté de 250 M¤. Il permettra aux petites entreprises d'avoir accès au crédit bancaire et au capital en partageant le risque commercial avec les banques locales et en réduisant le risque pris par les investisseurs.

L'expérience menée depuis trois ans par l'Agence Française de Développement (AFD) avec le fonds de garantie ARIZ a montré son succès. En permettant de partager les risques à hauteur de 50% avec les banques locales sur les prêts qu'elles octroient aux entreprises, le fonds ARIZ a amené un nombre croissant de banques à financer des PME et ainsi créer des emplois.

Fort de cette expérience, ce nouveau fonds de garantie, ARIZ 2, est destiné à changer d'échelle. Il élargira l'accès des PME aux garanties en allégeant les procédures actuellement en place et en assouplissant les critères d'éligibilité. Plus de banques partenaires y adhéreront, permettant de toucher de nouvelles entreprises (plus grosses et plus petites), et dans des secteurs nouveaux, notamment le développement durable.

Le fonds devrait couvrir d'ici 5 ans plus de 750 M¤ d'encours de garantie. Il permettra de soutenir chaque année environ 400 entreprises et de créer ou maintenir à terme de plus de 60 000 emplois. Ce fonds sera mis en place de façon progressive, les premiers pays concernés pourraient être Madagascar, le Kenya, l'Afrique du Sud, le Cameroun, le Mali, le Sénégal et le Ghana.



Doublement de l'activité de l'AFD en faveur du secteur privé en Afrique

Parallèlement à la mise en place des deux fonds régionaux de 250 M¤, l'Agence Française de Développement (AFD) doublera d'ici 5 ans son activité directe de prêts et de prise de participation auprès des entreprises privées Afrique sub- saharienne qui atteindra 2 Milliards d'¤ au cours des cinq prochaines années.

Cette augmentation passera en premier lieu par PROPARCO, la filiale secteur privé de l'AFD qui triplera son capital en 2008. Cette augmentation de capital lui permettra d'accompagner la croissance actuelle de l'Afrique en répondant à ses besoins de financement nouveaux en particulier en matière de capital investissement et de financements longs dans les secteurs des infrastructures, des mines et des agro-industries. En engageant sur 5 ans plus de 2 milliards d'euros de prêts et de prises de participation au profit du secteur privé en Afrique, la filiale Proparco pourra catalyser ainsi 6 milliards d'investissement et créer ou maintenir 140 000 emplois.

Cette augmentation de capital préfigure l'agenda français sur l'Afrique et la Méditerranée. PROPARCO est la seule institution financière de développement européenne dont la gouvernance repose sur les partenariats publics et privés associant des institutions financières françaises, européennes et africaines.





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# Posté le samedi 03 mai 2008 15:09