COMMUNIQUE DE PRESSE DU G.A.R.C

COMMUNIQUE DE PRESSE DU GARC

Paris, le 10 octobre 2007

« Déclaration au sujet de l'accord entre le régime du Général-Président
BOZIZE
et l'union des forces vives de la nation (UFVN) sur le dialogue
politique
inclusif en Centrafrique »


Après l'échec de leur rencontre du 02 octobre 2007, le
Général-Président BOZIZE,
ses obligés politiques de la majorité présidentielle et l'union des
forces vives
de la nation (UFVN) se sont retrouvés le vendredi 05 octobre 2007 pour,
de
manière fort expéditive, se mettre d'accord au sujet du dialogue
politique
inclusif en Centrafrique.

Le groupe alternatif pour la renaissance centrafricaine (GARC) s'étonne
que,
quelques jours seulement après avoir publiquement dénoncé et annoncé
leur
retrait du dialogue politique inclusif pour cause de la grossière
tentative du
Pouvoir de verrouiller ce dialogue en amont et de le confisquer, les
partis et
organisations de l'UFVN acceptent de s'associer au Général-Président
BOZIZE.

Est-ce à dire que pour les membres de l'UFVN le dialogue politique
inclusif en
Centrafrique se réduirait à une entente exclusive entre le
Général-Président
BOZIZE et leur seule coalition aux dépens de toutes les autres
organisations
politiques, de l'opposition armée ainsi que du peuple centrafricain ?

Le retournement spectaculaire de l'UFVN est d'autant plus surprenant et
indigne
d'une honnête et patriotique coalition de l'opposition qu'il est motivé
par un
infime ajustement concernant la répartition de quotas de participation
au sein
d'un hypothétique comité de préparation du dialogue ainsi qu'à de
vagues
promesses d'association à la gestion du pouvoir, et donc de partage de
postes
ministériels !

Alors que toutes les garanties ne sont pas requises tant pour les
objectifs
fondamentaux que les modalités de déroulement et d'application des
décisions qui
seront prises lors de ce forum politique important pour le
Centrafrique,
l'édifiante compromission dont fait preuve l'UFVN à l'égard des
injonctions et
autres diktats du Général-Président BOZIZE laisse planer de graves
menaces sur
les possibilités d'un retour de la paix sociale et de la sécurité dans
le pays.

Le GARC, qui s'est toujours refusé à faire le jeu des fossoyeurs de la
nation
centrafricaine, dénonce la stratégie de récupération de l'idée du
dialogue
politique inclusif par le Général-Président BOZIZE avec la complicité
désormais
active de l'UFVN dans le seul but d'un honteux partage du pouvoir entre
les
éternels transhumants politiques du pays.

Aussi, nous rejetons totalement l'accord intervenu le 05 octobre 2007
entre le
Général-Président BOZIZE et les partis et organisations membres de
l'UFVN,
particulièrement la volonté manifeste de ces derniers de mise à l'écart
des
leaders de l'opposition politique présumée radicale ainsi que ceux de
la
rébellion armée. Lesquels résident dans leur grande majorité à
l'extérieur du
territoire national.

Seul un dialogue politique véritablement inclusif, c'est-à-dire ouvert
à tous
les acteurs importants de la crise sécuritaire et humanitaire à
laquelle notre
pays est durement confronté permettra de sortir de l'impasse.


Pour le GARC,
Franck SARAGBA,
Coordonnateur Adjoint
Téléphone : 06 22 98 30 68 ou 06 18 43 43 23
E.mail : garc.comite@free.fr

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# Posté le jeudi 11 octobre 2007 09:29

EN CENTRAFRIQUE IL Y A QUELQUE CHOSE DE TENE SI


EN CENTRAFRIQUE, IL Y A QUELQUE CHOSE DE TENE SI


Les centrafricains vivent dans la peur de se faire tuer, pourtant, on continue de les tuer. De moins en moins en silence ! Et ils continuent de se taire..., pour se taire définitivement ?

Bonne nouvelle : Bozizé est maintenant pour le dialogue. Mauvaises nouvelles : le dialogue manque dans les Partis d'opposition démocratique.

Pendant que les Balawa tuent les Karako, comment résoudre l'équation centrafricaine ? Il faut bien sûr que les linges sales se lavent en Partis, sans trop de politique. Ainsi, en Centrafrique, il y a vraiment quelque chose de téné si (à débattre).

Quand on touche au fond des problèmes, personne ne bouge. Et les Etats Majors se meuvent. En effet, dans tout le nord du pays, on assiste à l'émergence d'une race : les femmes animales, les enfants tarzans et les hommes de caverne. Ceux-ci doivent quand-même exiger une clarification au sein du parti. Le MLPC ! Les Ça-m'en-foot, les archanges Jean Gabriel et leur Ange doivent se mettre autour d'une et même table pour égrener les noms de leurs morts dans ce qu'ils considèrent comme leur fief ou plutôt leur chasse gardée : tout le Nord du pays. A force de jeter les uns après les autres par-dessus barque, même le Grand Camarade, le MLPC coure le risque de se retrouver sans militants. Le dialogue politique est imposé à Bozizé par la volonté populaire. Oui ! Mais dialogue entre camarades d'abord. Et ça, c'est aux Centrafricains de dire la vérité vraie pour que les organismes indépendants venus de l'étranger et qui se dévouent à nos chevets, puissent aider ce pays avec efficacité. Nous n'avons plus le droit de les rouler dans la farine. Mais les hommes politiques Centrafricains me diront que c'est normal de les tourner en bourrique puisqu'ils les prennent pour des petits enfants de ch½urs malgré de tout ce qu'ils ont réalisé jusque là, dans ce pays. Et c'est là le n½ud de toutes les solutions centra-fric-haines.

Bien entendu, il suffit que ces organismes étrangers happent les curriculum vitae de tous ces prétendants à l'emploi auprès du Secrétaire Général de la Présidence, pour y voir tout le processus de l'éternel recommencement : ce sont les mêmes qui recommencent, et sans façon. Il m'apparaît très curieux que des formations politiques soutiennent une revendication populaire exigeant du pouvoir un dialogue inclusif pour sortir le pays du chaos politique, et s'en approprier, écartant tout le monde, et en même temps, ne pas dialoguer entre Camarades ou Amis et Combattants au sein des Partis. Et vouloir juste dialoguer avec Bozizé.

Le chef d'Etat Major François Bozizé a fait sa rébellion meurtrière et son coup d'état cautionné par des démocrates pour mettre fin à un système. Le système MLPC donc. Aujourd'hui, on comprend que c'est un système centrafricain. Rien de plus. Les gens qui, hier ne donnaient pas à manger aux Centrafricains demandent à Bozizé de leur donner à manger. Ils refusent de marcher sur les cadavres des Centrafricains, une manière élégante de dire que eux-mêmes ne sont pas de potentiels cadavres de Bozizé. Et on a tout compris. Pourtant le Général a bien dit qu'il est venu faire le KNK, le travail rien que le travail. Et le résultat est là. Et devant cette réalité qui s'amplifie de jour en jour, nos opposants politiques qui pratiquent une politique de charognards, ne diront pas qu'ils sont des complices actifs.

En effet, même tous les rapports des ONG, des Systèmes des nations Unies, de l'AFP le relèvent : « les populations des zones acquises à l'ancien Chef d'Etat Ange Félix Patassé vivent le calvaire » Donc, à cause de Patassé, tout le monde est en train de mourir dans le Nord du pays. Patassé, cet homme qui, en toute liberté, de manière démocratique, a choisi de mourir pour ses militants. « Où voulez-vous que je mette mes militants » avait-il clamé à propos des bourrages de l'administration avec des Camarades. Aujourd'hui, il est temps de demander à ces mêmes Camarades et à son Chef d'Etat Major : où est-ce que Vous voulez enterrer Patassé ? Au Togo ? Ça va pas ?! Non !?

On est quand même trop gonflé dans les partis. Prôner la réconciliation sans réconciliation au sein du Parti ! Un coup d'état peut en cacher un autre, et celui là, au sein des partis. Et c'est là, une source de recommencement ou plutôt de la continuité.

Oui ! Vraiment gonflé ! Et si Patassé avait été trahi par son Chef d'Etat Major et peut-être les chefs de l'Exécutif, en commençant par tous les Gens et quelques choses, comme Jean Paul et Jean Edward ou Edouard-Marie-Joseph-Gabriel, asséchés, et qui, aujourd'hui, découvrent que les gouvernants ne donnaient pas à manger aux Centrafricains (CQFD). Des archanges peut-être passés dans le camp de Satan. En 1996, pendant que ce Premier Ministre mentait en différé sur Africa nomber one, les mutins rappelaient la réalité centra-fric-haine. On a tout oublié... peut-être...

Et ces Ministres d'Etat au Développement Rural qui nous gouvernent et qui ignorent tout de la vie quotidienne des ruraux, pour les découvrir seulement et dès lors que RFI ou les ONG étrangères tirent la sonnette ! De l'irresponsabilité montée en système.

Et ces rebelles des mouvements aux noms évocateurs (UFDR, APRD, MLCJ, FDC) qui tuent pour rétablir la démocratie comme si le Général n'était pas arrivé au pouvoir démocratiquement, c'est-à-dire acclamé par un peuple désabusé.

On peut comprendre que les mêmes, qui ont fait ce qu'ils ont fait dans ce pays, obtempèrent et défilent pour déposer leurs v½ux auprès du Secrétariat Général de la Présidence de la République. Et ces coquilles de l'UFVN – exceptés Pouzère et Gabirault qui émettent quelques visions politiques, -(A tout seigneur, tout honneur !) qui s'enfoncent dans le sable mouvant de l'Oubangui, tout juste pour enfoncer l'homme qui leur a donné à manger.

Mais, je ne comprends pas ceux qui, au nom de la société civile, se précipitent pour exhiber leurs prétentions à des postes ministériels. Tout ce beau monde, sont des faiseurs de dictateurs. Car cette démarche doit s'effectuer auprès du conseil des sages, ou des organismes indépendants dévoués, pour la cause centrafricaine, mais surtout pas auprès de l'administration centra-fric-haine. Et, en toute transparence. Et en toute indépendance. On ne va pas quand même cirer les pompes du Général !

Puisque les conseillers ne sont pas les payeurs, que les rebelles qui avaient troqué leur tenue de camouflage contre les costumes du Général, regagnent leur poste. Pour donner des conseils à Bozizé.

Il faut que Patassé soit là, et on verra comment ce beau monde allait se précipiter pour retirer leur candidature au monologue du clan Bozizé, puisqu'ils ne peuvent pas soutenir le regard de l'homme qui leur a donné à manger. Je ne demande pas à Patassé de rêver, mais d'être là pour contribuer à ramener la paix dans le pays. Bozizé est élu démocratiquement et il faut respecter les institutions républicaines. C'est bien connu dans mon pays, et Bozizé est bien placé pour le savoir. Mais, vu les résultats, il doit se retirer avec tous les Honneurs, d'un Général.

Dans sa forme actuelle, ce dialogue annonce déjà ses sales conséquences. Et Bozizé n'est pas le seul responsable, puisque lui au moins il a fini par accepter le principe du dialogue. Mais ceux qui veulent étouffer le dialogue, ont leurs raisons. On déplore la fuite des cerveaux. C'est la préoccupation légitime de Georgette (coucou !). Et c'est dans l'eau de cette mondialisation de l'immigration choisie. Elle aurait pu penser aux tests ADN, pour faire des meilleurs les gouvernants. Mais, puisqu'on se préoccupe plus de ce qui gît dans le sol, sans se préoccuper de ceux qui vivent sur le sol, je dis que dans le sol, il y a aussi nos morts. Que Boganda me protège !

Dans ces conditions, le Mgrs Pombodimo n'a pas à se mêler des choses bassement terrestres dans le pays du « petit Abbé Boganda ». Le Général Bozizé est lui-même un Diacre céleste et Zokoé, un Pasteur. Alors !

Les accords trouvés à la va-vite et qui portent essentiellement sur des questions de quotas et de per diem, avec 23 membres comme les membres du futur gouvernement égoïste de Bozizé, augure tout le processus de l'éternel recommencement. Il est temps d'informer amplement toutes les bonnes volontés, au niveau international, par peur de les laisser embobinées, qu'il s'agit finalement d'une culture politique. Une culture politique à la centrafricaine qui n'a pas fini de montrer ses limites. Oui ! les organisations internationales, puisque c'est ce qu'on craint, doivent être aidés, informées, pour ne pas, malgré elles, tomber dans cette intelligence ridicule centrafricaine.
La parabole prémonitoire de l'Ambassadeur de France sur la pirogue centrafricaine, au lendemain des élections de 2005, se vérifie aujourd'hui. Non seulement que les hommes politiques s'asseyent sur la rive, regardant cette pirogue, sans butins, chavirée, ils y contribuent. Activement ! Le vrai dialogue inclusif, qui peut ramener la paix, doit commencer au sein des Partis politiques.... si non, ça pas la peine!


15/10/2007
Dr. Félix YANDIA
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# Posté le mardi 16 octobre 2007 06:09

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COORDINATION DE LA PLATE FORME DE LA RESISTANCE DES FORCES DREPUBLICAINES NOUVELLES

Communiqué de presse de la Coordination de la plateforme de la résistance armée des Forces Républicaines Nouvelles
(Centrafrique-Presse 17/10/2007)

FORCES REPUBLICAINES NOUVELLES
Liberté - Paix- Fraternité

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Colonel commandant la région militaire Nord Ouest et le Capitaine Laurent DJIM WOY Chef des opérations de la dite région de l'APRD ont adressé à la coordination nationale le rapport suivant :

La résistance nationale a affronté ce jour 15 octobre 2007 entre 9h et 11heures locales les éléments du Général Président BOZIZE.

Les combats se sont déroulés entre BOCARANGA et BANG aux environs de la localité de BAMARA à 6 km exactement de BOCARANGA.

L'exécution rapide de l'opération est due à la détermination, la combativité et à la foi en une autre gestion de la république que celle du Général BOZIZE et de ses alliés d'avant et d'aujourd'hui.

Le bilan se présente de la manière suivante:

Deux (2) résistants sont morts dans les combats;

Les forces de BOZIZE ont perdu quatorze(14) éléments et un blessé.

La Coordination des Forces Républicaines Nouvelles profite de l'occasion pour féliciter les responsables des Régions militaires Nord Centre (KAGA-BANDORO) Nord Ouest (PAOUA) d'avoir résisté pendant des mois durant aux multiples tentatives de corruption mis en ½uvre par le Général BOZIZE dont la dernière conduite par le conseiller Stanislas MBANGOT et le Général français Henri Alain GUILLOU avait l'air d'une mise en scène et d'une maladroite démarche politicienne digne d'un État voyou.

Aussi, après la reddition en rase campagne de Damane ZAKARIA, la coordination des FRN assistée techniquement par le Collectif des Officiers Libres a complètement réorganisé la région militaire Nord Est en tirant les leçons des diverses trahisons.

Un colonel Commandant de la Région a été nommé et le Capitaine ALKAL commande désormais aux opérations. De fait l'UFDR s'est disloquée par les coups de boutoirs de BOZIZE pour laisser la place à une structure unitaire plus soudée politiquement avec la coordination.

Fait à Paris le 15 octobre 2007


GAZAM BETTY Christophe


Pour le bureau des FRN

LE COORDONNATEUR NATIONAL



© Copyright Centrafrique-Presse
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# Posté le jeudi 18 octobre 2007 06:05

LES DEFIS DE LA RCA:TABLE RONDE DES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT BRUXELLES

Les défis de la République Centrafricaine : Table ronde des partenaires au développement
Bruxelles, le 26 octobre 2007

Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire

Monsieur le Président,

Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants des partenaires au développement de la République centrafricaine,

Chers amis,

C'est un grand plaisir pour moi d'ouvrir cette Table Ronde des partenaires au développement de la République Centrafricaine aux côtés du Président Bozizé. Un plaisir d'autant plus grand que nous sommes les parrains officiels de cet évènement et que nous avons l'honneur d'accueillir cette Conférence dans nos murs.

Je me réjouis de l'ampleur de la participation à cette Table Ronde. Elle témoigne de la volonté de tous les partenaires d'½uvrer ensemble aux côtés du Président Bozizé et d'apporter leur contribution aux efforts de la République de Centrafrique, qui est confrontée simultanément à deux défis majeurs.

Le premier de ces défis constitue une exigence partagée : atteindre les Objectifs de Millénaire pour le Développement d'ici 2015. Respecter cette échéance sera certes difficile, puisque la République centrafricaine doit relever plusieurs défis.

Premièrement, elle doit ½uvrer à sa reconstruction. Et j'inclus aussi dans cette reconstruction le "dialogue politique inclusif" entre l'Etat et tous ses citoyens - un dialogue où le Conseil National de Médiation est appelé à jouer un grand rôle;

Deuxièmement, elle doit offrir un niveau de vie digne aux populations. C'est un objectif réaliste dans une République centrafricaine réconciliée avec elle-même, où la gestion des finances publiques comme celle des ressources naturelles se ferait de façon transparente et au bénéfice de chaque citoyen de la Centrafrique;

Enfin, elle doit assurer, par là même, la stabilité du pays au moment où sa situation géographique l'expose.

Cette Table Ronde témoigne de la mobilisation de la communauté internationale à vos côtés dans ces trois directions - et en premier lieu de la Commission européenne qui a été votre premier bailleur de fonds en 2007. Tous les participants à cette Table Ronde sont prêts à accompagner la République centrafricaine dans cette entreprise. D'autant que vous avez su trouver en vous-mêmes les ressorts à ce nouvel élan :

1/ avec le retour à l'ordre constitutionnel en 2005 ;

2/ avec la tenue ce mois-ci des Etats Généraux de la Justice, organisés avec le plein appui de la Commission ;

3/ enfin, avec la devise mobilisatrice du Président Bozizé : « Kwa na Kwa » = « le travail, rien que le travail".

Je pense que cette devise doit tous nous inspirer pour faire en sorte que la République centrafricaine ne soit plus "un orphelin de l'aide". A cet égard, j'aimerais rappeler que l'Union européenne est toujours restée aux côtés de la Centrafrique dans les moments les plus difficiles. Même en 2003, lorsque les événements politiques nous ont contraints à suspendre partiellement notre coopération... Même à ce moment-là, nous avons maintenu tous les projets sociaux et nous avons d'emblée engagé des contacts avec les nouvelles autorités pour trouver une issue rapide à la crise et, à cette fin, pour accompagner le pays dans la restauration démocratique. C'est dans les moments difficiles que les pays, comme les individus, reconnaissent leurs vrais amis.

Plus immédiat et - je l'espère - plus contingent, le second de ces défis réside dans le risque d'une "darfourisation" de la région. Une telle perspective affecterait d'évidence la République centrafricaine en raison de sa position comme de sa dimension géographiques. Pour nécessaires qu'ils soient, les efforts pour répondre au premier défi ne sont pas suffisants pour faire face au second. Là encore, l'Union européenne est au premier plan pour aider la République centrafricaine à faire face.

En effet, Monsieur le Président, depuis plusieurs mois nous n'avons pas ménagé nos efforts pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation de votre pays dans un contexte régional troublé. D'abord, nous avons ½uvré pour que la Conférence de Paris sur le Darfour, tenue en juin dernier, élargisse la perspective à l'ensemble de la région. Ensuite, nous avons mis en place un programme d'accompagnement à l'opération PESD EUFOR Tchad/République centrafricaine, qui se déploiera prochainement dans le nord-est du pays. Doté de 3 millions d'euros, ce programme portera sur les volets "réhabilitation" et "développement" qui soutendent cette opération.

Ces initiatives, comme ce nouveau contexte, me conduisent à rappeler la contribution à la paix et à la stabilité intérieure de la République centrafricaine que l'Europe a fournie. Depuis 2004, quelque 23,4 millions d'euros ont été engagés pour couvrir la majeure partie de budget de la FOMUC, la Force Multinationale en Centrafrique de la CEMAC. Parallèlement, en 2005, nous avons appuyé financièrement l'organisation des élections, en particulier avec l'Organisation Internationale de la Francophonie.

En effet, tout se tient désormais. Sécurité intérieure et sécurité extérieure, développement économique au bénéfice du plus grand nombre, et stabilité. C'est pour cette raison que nous lions notre soutien à une prolongation de la FOMUC pour une durée d'au moins deux ans à la Réforme du Secteur de Sécurité en République centrafricaine. Ce lien n'est pas une condition : il relève d'une exigence de cohérence au service de la sécurité de tous et pour tous.

La pacification de la région passe par un esprit de dialogue et de coopération entre tous les pays de la région pour trouver une solution durable aux conflits qui y sévissent. Mais cette pacification passe "aussi", et j'aurais tendance à dire "avant tout", par un développement économique et social au profit de tous - sans exclusive - au sein de chacun de ces pays.

Puisque cette Table Ronde éveille l'espoir d'une nation centrafricaine enfin retrouvée, enfin réconciliée avec elle-même, je saisie cette occasion pour renouveler mon appel.

Un appel à tous les partenaires de la République centrafricaine pour qu'ils aident ce pays à se relever avec le concours de la communauté internationale.

Celle-ci a déjà commencé à répondre à cet appel. A cet égard, je tiens à saluer particulièrement l'initiative prise la semaine passée par l'Union africaine d'organiser une Conférence de Solidarité africaine spécialement consacrée à la Centrafrique. Dès que nous en connaîtrons les conclusions, nous en tiendrons bien évidemment compte.

Cet appel s'adresse aussi aux autorités de la République centrafricaine. Elles ont assorti d'un Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté, les initiatives qu'elles ont déjà prises sur le plan politique, des initiatives que je suis heureux de saluer de nouveau. Complété par une liste d'environ 300 projets à financer par des partenaires au développement, cet ensemble de mesures et d'engagements constitue une invitation forte à examiner de près chacun de ces projets, et - pour chacun d'entre nous, avec les moyens dont nous disposons - à apporter notre contribution, votre contribution, à la reconstruction de la République centrafricaine.

Premier bailleur de fonds en République centrafricaine, en 2007, la Commission souhaite en effet encourager la présence d'autres partenaires au développement. Le bilan de son action comme partenaire de la République centrafricaine donne un certain crédit à son appel. Qu'on en juge par ces quelques chiffres.

Tous les fonds du 9ème Fonds européen de développement (FED) prévus pour la République centrafricaine ont été engagés avec quelque 118,5 millions d'euros concentrés pour l'essentiel sur deux secteurs : les transports et l'appui institutionnel, d'une part, l'appui macro-économique et la bonne gouvernance, d'autre part. Qu'il s'agisse d'aide humanitaire (avec 8 millions d'euros), de sécurité alimentaire (avec 5 millions d'euros) et d'actions de réhabilitation dans le nord-est de la République centrafricaine (avec 3 millions d'euros), la Commission a été également très présente sur le terrain en 2007.

Mais ce qui compte avant tout, c'est de poursuivre notre action de solidarité active dans un esprit de partenariat. Le désenclavement de la République centrafricaine et son intégration régionale sont indispensable pour assurer son développement à long terme. C'est pourquoi nous poursuivons notre coopération en matière d'infrastructures de transport dans le cadre du 10ème FED. J'en profite pour souligner l'effort particulier que la Commission prévoit de fournir en faveur de la Centrafrique pour les années à venir : 137 millions d'euros pour la période 2008-2013, soit une augmentation de 35% par rapport au FED précédent. Et encore ! Ce chiffre ne couvre pas les financements susceptibles d'être accordés au titre d'autres lignes budgétaires.

Nous avons choisi de parier sur l'avenir de la République centrafricaine. Nous appelons les autres bailleurs de fond à miser avec nous, en partenariat avec ce pays. Lutter contre la pauvreté, appuyer ses efforts pour une plus grande stabilité : voilà ce à quoi nous devons ½uvrer. Tous ensemble.

Les fils et les filles de Centrafrique sont en train de se rassembler à travers le dialogue politique inclusif. Respectons leurs efforts en donnant le coup de main qui fera de ce rassemblement une réconciliation durable et un avenir apaisé.

Je vous remercie de votre attention.



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# Posté le dimanche 28 octobre 2007 11:30

LES CENTRAFRICAINS ECRIVENT A SARKOZY AU SUJET DE LA BONNE GOUVERNANCE

L'INDEPENDANT
Décalage de la rencontre Sarkozy François Bozizé pour mardi 20 novembre


Décidément François Bozizé va devoir, à Paris, s'en passer du soukouss du groupe musical JMC pour se mettre au rythme du Couper Décalé. Pour cause, les autorités françaises ont décalé d'un jour sa rencontre avec Nicolas Sarkozy qui, au lieu du lundi 19 novembre comme initialement prévu, n'aura lieu que mardi 20, a-t-on appris de sources élyséennes. Cette même source précise que le déjeuner prévu à cette occasion entre les délégations françaises et centrafricaines est annulé.

Un raccourci qui tue
Les autorités françaises seraient en colère après François Bozizé et ses thuriféraires qui n'ont pas respecté le schéma traditionnel des visites officielles. En principe, et ce conformément aux règles non écrites de la diplomatie, François Bozizé se devait de venir en France à partir de sa ville de résidence qu'est Bangui. Or, il a préféré faire une escale chez son « grand frère » Idriss Deby Itno à N'djamena avant Paris. D'où la colère de l'Elysée. Toujours selon la même source, François Bozizé aurait préféré son avion privé aux billets d'avion sur air France dument achetés par ses hôtes et qu'il aurait remis ces billets à ses fils qui l'ont utilisé pour le précéder à Paris.

Le Manifeste pour un Dialogue Véritablement Inclusif en Centrafrique s'est invité au menu des discussions entre Sarkozy et Bozizé

Alors que le maître de Bangui atterrissait à Paris, les initiateurs du Manifeste pour un Dialogue Véritablement Inclusif en Centrafrique, notamment maître Nganatoua Goungaye, Sylvain Démangho, Jean-Jacques Démafouth pour ne citer que ceux-là auxquelles s'est joint un certain nombre de mouvements aussi bien de la résistance armée que de l'opposition dite démocratique, se réunissait quelque part à Paris pour faire le point sur cette initiative républicaine et hautement patriotique. Coïncidence, simple hasard de calendrier ou tout simplement message fort à l'endroit du pouvoir de Bangui sur la nécessité d'arrêter de trainer les pas et de s'engager totalement et courageusement vers la voie tracée par le contenu très pertinent de ce Manifeste ? Nous retenons plus la dernière hypothèse. Néanmoins, selon certaines indiscrétions de l'Elysée, le président français qui a pris connaissance du contenu du Manifeste que les initiateurs lui ont adressé accompagnée d'une lettre, que nous avons pu avoir copie, et que nous publions dans son intégralité, serait sensibilisé par le tableau sombre de la République centrafricaine que ces derniers lui ont brossé, et aurait décidé de faire inscrire la question du prochain dialogue politique inclusif au menu de ses discussions avec François Bozizé. Il convient également de souligner que la rencontre entre les deux hommes ne va durer qu'un quart d'heure. Pour cause d'un emploi du temps chargé, côté Sarkozy qui doit recevoir le président vénézuélien Hugo Chavez ce même mardi.

S'il semble évident que François Bozizé se prépare à voir ses bretelles remontées par un Nicolas Sarkozy semble-t-il très en colère après lui, il n'en reste pas moins qu'à l'avenir il ne voudrait plus le service de ses louches amis du privé pour décrocher une rencontre au nom de la République Centrafricaine, mais utiliserait désormais les circuits officiels, nous l'espérons.


Lettre ouverte des centrafricains à Nicolas Sarkozy
Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO
Avocat
Avenue Barthélemy BOGANDA
Immeuble New Montana
B.P. 1883 BANGUI
République Centrafricaine
Téléphone : 00 (236) 21 61 14 58
Mobile : 00 (236) 75 04 41 04
Europe ( 00 33) 6 25 24 95 66
( 00 31 ) 6 272 89 49
E-mail : goungaye@...




Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République Française
Palais de l'Elysée
55 Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

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# Posté le mardi 20 novembre 2007 06:30