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DISCOURS DE CLÔTURE DE PATASSE

« UN JOUR NOUVEAU SE LEVE », A.F. PATASSE



Je ne ferai pas un discours qui risque de flétrir la beauté des travaux, d'immenses travaux accomplis grâce à la détermination de tous les Centrafricains animés par le même esprit de paix et de fraternité nous liant à notre patrie, la République Centrafricaine. Le même espoir de l'Unité nationale pour repousser avec vigueur tout esprit de division perpétré par Satan et ses démons et tous les esprits des ténèbres que nous livrons aujourd'hui publiquement en spectacle par notre foi inébranlable à notre pays où coulent le lait et le miel. Si nous manifestons véritablement l'amour fraternel entre nous en nous pardonnant avec sincérité, si nous prenons en compte l'humilité qui sera désormais notre mode de conduite, les uns envers les autres et tous ensemble nous rejetons l'orgueil, la méchanceté, la haine, le mensonge le tribalisme et le clanisme, la corruption, la cupidité et les détournements, le despotisme, etc.

Chers compatriotes,
Un jour nouveau se lève pour notre pays meurtri, assassiné, martyrisé et agonisant. Nous voici et véritablement à son chevet. Nous, filles et fils de Centrafrique, nous tous assistés de nos vrais amis extérieurs, qui non seulement compatissent avec nous mais partagent avec nous nos vives douleurs. Tous, venus de l'intérieur comme de l'extérieur du pays, d'une seule voix nous disons : « Arrêtons la catastrophe, arrêtons le drame ». Trop de sang inutilement versé pour le breuvage de Satan et des démons buveurs de sang démolisseurs de la nation centrafricaine. Nous voulons véritablement la paix ? Cette nouvelle naissance de notre pays, cette nouvelle renaissance du pays de Boganda et des Martyrs, nous la voulons ? La voulons-nous véritablement ? La voulons-nous sans nouvelle crise criminelle ? Si oui, premièrement, prenons tous ensemble la résolution d'appliquer sans complaisance les différentes recommandations adoptées au nom du peuple centrafricain par toutes les délégations au dialogue politique inclusif. Deuxièmement. Mettons en place un mécanisme d'application et de contrôle de toutes les recommandations à deux niveaux. Niveau un, par des Comités sectoriels ou des Commissions sectorielles. Niveau deux, par un Conseil de surveillance de l'application des recommandations du DPI jusqu'aux prochaines élections. Le Conseil de surveillance sera composé de : premièrement, président en exercice, François Bozizé, deuxièmement, ancien président Ange Félix Patassé, troisièmement, l'ex président André Kolingba. Le Comité de surveillance aura non seulement à contrôler l'application effective des recommandations, mais aussi un rôle d'apaisement des tensions dans le cadre d'application ou d'interprétation de certaines dispositions des recommandations. Je demande en conséquence que cette disposition fasse partie intégrante des dispositions du DPI, car c'est un véritable garde-fou. Troisièmement, de la mise en place effective et immédiate de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. Quatrièmement, le dossier de la Cour pénale internationale ne saurait être éteint. Cinquièmement, qu'un monument soit érigé en l'honneur de notre grand frère, le président El Hadj Omar Bongo Ondimba pour ses inlassables efforts. Je reprends : qu'un monument soit érigé en l'honneur de notre grand frère le président El Hadj Omar Bongo Ondimba pour ses inlassables efforts en faveur de la paix véritable en République Centrafricaine, sa patrie d'adoption.

M. le président Bozizé et très cher petit frère, devant le peuple centrafricain et devant la communauté internationale, je réaffirme et vous reconnaît comme président de la République Centrafricaine à cause de la paix, à cause de la paix pour le peuple centrafricain. Vous avez vu vous-même la limite de la puissance des armes. On fait croire qu'en Centrafrique le droit est à l'arme, la justice, c'est la puissance de feu, erreur d'appréciation. Vous voici devant vos responsabilités, mon cher petit frère. La solution n'est pas de vous demander de quitter le pouvoir. Elle réside essentiellement dans l'optique de conduire le peuple aux élections démocratiques, transparentes et justes en deux mille dix. Le peuple vous jugera de votre bonne foi car c'est lui qui détient le vrai pouvoir de Dieu. Il donne à qui lui est fidèle.

Chers compatriotes, debout, debout et reconstruisons notre beau pays. Comptons d'abord sur nous-mêmes. Abandonnons résolument la voie de la perdition, elle n'est pas la nôtre. Mobilisons-nous et mobilisons nos énergies par la mise en ½uvre de nos immenses richesses qui attendent notre intelligence, notre savoir-faire, à une gestion rigoureuse dans un nouveau climat sain et serein. En effet, au lieu des VAB, il faut des bulldozers, des niveleuses et des compacteurs. Au lieu des armes et des munitions, il faut des semences et de bonnes semences pour la promotion de l'agriculture mécanisée et irriguée. C'est à ce prix que nos mains nous apporteraient leur complément de contribution.

Chers compatriotes,
Si notre ferme volonté est de tourner définitivement la page du triste passé, levons-nous et formons la chaîne de l'union et de l'unité nationale en chantant la Renaissance, notre hymne national. Mais je voudrai aussi dire avant de conclure, merci, merci pour cette opportunité que vous nous avez donnée et je voudrais ici dire merci à notre frère le président Buyoya qui, de par sa compétence, sa lucidité, sa clairvoyance a permis que ce dialogue puisse se dérouler dans un climat fraternel et avant le délai imparti, en même temps aussi féliciter tous les membres du Comité Préparatoire qui se sont investis pleinement pour qu'aujourd'hui notre pays revête un nouveau visage et que nous parlons haut et fort maintenant. Oui, peuple centrafricain, nous te disons Victoire, peuple centrafricain, pour des lendemains meilleurs sous un ciel radieux plein de belles promesses divines. Santé physique, santé morale, santé spirituelle pour chaque famille. Bonne et heureuse année deux mille neuf et je voudrais demander la permission de mon frère, mon petit frère Bozizé qu'il soit chanté l'hymne national et qu'autour de lui, que nous formions cette chaîne de l'unité nationale. Je m'excuse, mais je parle avec mon c½ur, c'est pour ça M. le président, cher compatriote, merci, merci encore pour ce bref message que j'ai livré pour dire que le peuple centrafricain vient de franchir une étape, une grande étape pour la paix et pour la réconciliation nationale, je vous remercie.





Lundi 22 Décembre 2008
Script: Madimba Nimba
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# Posté le lundi 22 décembre 2008 18:50

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